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Culture

À Las Vegas, James Hetfield veut faire des concerts de Metallica une parenthèse loin de la politique

À Las Vegas, James Hetfield a rappelé que Metallica ne souhaite pas transformer ses concerts en tribunes politiques. Cette position, déjà exprimée par le chanteur en 2017, relance une question familière dans le rock : une musique peut-elle rassembler sans prendre parti, même lorsque ses chansons abordent des sujets de société ?

Exciting live concert with stunning lights and crowd in Las Vegas.
Cheyenne Shotton · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Un message adressé au public de la Sphere

Unrecognizable people gathering together for protest for police brutality and black lives matter holding banners with Racism violence
Mathias Reding · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Le 10 octobre 2026, lors d’un concert de Metallica à la Sphere de Las Vegas, James Hetfield a d’abord remercié les spectateurs d’avoir fait le déplacement et consacré du temps et de l’argent au spectacle. Il a ensuite expliqué que le groupe n’était pas là pour leur dicter quoi penser, mais pour leur offrir une parenthèse autour de la musique. La séquence, relayée sur les réseaux sociaux, a été interprétée comme une pique envers des artistes qui prennent la parole sur scène. Hetfield n’a toutefois nommé personne. (loudersound.com)

Ce choix de ne pas désigner de cible précise est important : les noms avancés par des internautes relèvent de la spéculation, pas d’une accusation formulée par le chanteur. Son propos porte surtout sur la place qu’il souhaite donner aux concerts de Metallica : un espace de communion musicale plutôt qu’un meeting.

Une ligne défendue depuis plusieurs années

La déclaration ne marque pas un changement de cap. En avril 2017, interrogé par le média chilien La Tercera sur Donald Trump, Hetfield avait expliqué qu’il préférait garder ses opinions politiques pour lui. Il disait craindre que la politique ne divise les publics, quand la musique pouvait, selon lui, créer un lien entre eux. (latercera.com)

Cette réserve n’équivaut pas à l’affirmation que Metallica serait étranger à toute lecture politique. Plusieurs titres du groupe se prêtent à des interprétations sociales ou politiques : …And Justice for All met en scène une justice corrompue, tandis que Blackened évoque la destruction de l’environnement et qu’Eye of the Beholder aborde la liberté d’expression. Il y a donc une différence entre les thèmes portés par des chansons et les prises de position personnelles de Hetfield entre deux morceaux.

Le concert, refuge ou tribune ?

La discussion dépasse Metallica. Pour certains spectateurs, un concert est d’abord un moment d’évasion ; pour d’autres, la scène offre aux artistes une occasion de parler des réalités qui les préoccupent. Refuser les discours politiques constitue en soi un choix sur le rôle du spectacle, même si ce choix se présente comme une volonté de préserver un terrain commun.

Le contexte renforce l’attention portée à ces propos : la résidence Life Burns Faster de Metallica à la Sphere est programmée, selon le calendrier officiel du groupe, jusqu’au 13 mars 2027. La phrase prononcée le 10 octobre s’inscrit donc dans une série de concerts, et non dans une annonce isolée sur l’avenir du groupe. (metallica.com)

Sources complémentaires


Source principale : 20Minutes – Actu Musique (www.20minutes.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : 20 Minutes avec agences

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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