À Ouakam, la ligne 7 de Dakar Dem Dikk concentre les plaintes d’usagers confrontés aux files d’attente, aux bus bondés et aux difficultés de paiement. Dans un reportage publié le 26 octobre 2026, les passagers décrivent leurs désagréments tandis que le personnel invoque une demande supérieure aux capacités de la ligne et les embouteillages.

Au terminus, l’attente commence tôt

La ligne relie Ouakam au centre-ville de Dakar et, selon le reportage, elle est la seule à assurer ce trajet. À 9 heures, un mercredi, des voyageurs se pressent déjà au terminus de la cité Assemblée. Les files se forment autour des bus en stationnement, et les usagers cherchent à savoir qui attend depuis le plus longtemps.
Certains passagers redoutent qu’un délai prolongé ne signifie un trajet dans un véhicule déjà plein. L’étudiante Fatou Niang dénonce la surcharge et affirme que des pickpockets profitent parfois de la situation pour voler des téléphones ou d’autres objets.
Pour limiter l’attente, elle propose que les bus pleins prennent la route sans patienter jusqu’à leur heure prévue, puis qu’un autre véhicule embarque les personnes restées au terminus. Elle évoque aussi la possibilité d’augmenter le nombre de bus.
Monnaie et tensions à bord
La densité des passagers n’est pas le seul motif de mécontentement. Des usagers signalent des désaccords avec certains receveurs lorsqu’ils ne disposent pas de monnaie. Mamadou Ndoye raconte qu’un billet de 1 000 francs CFA peut, selon lui, conduire un passager à se voir demander de descendre.
Il rapporte également un incident survenu à Mermoz : un receveur aurait interrompu le trajet pour solliciter l’intervention d’un gendarme au sujet d’un différend de paiement. D’après le récit de M. Ndoye, le gendarme aurait ensuite demandé au receveur de reprendre la route et de conduire les passagers à destination.
Jean Dasilva, receveur dont le nom est présenté comme un pseudonyme, défend une autre pratique : les voyageurs doivent, selon lui, préparer l’appoint avant de monter. Il affirme que le personnel accepte parfois des billets de 500 francs CFA pour éviter les conflits, bien que cela ne soit pas prévu en temps normal.
Une demande supérieure aux capacités de la ligne
Aliou Sy, chef de gare au terminus de Ouakam et lui aussi présenté sous un nom d’emprunt, indique que 14 bus sont affectés à la ligne 7. Malgré ce nombre, explique-t-il, la demande reste supérieure au nombre de véhicules en circulation et les équipes ne parviennent pas toujours à absorber l’affluence.
Il attribue aussi une partie des retards aux embouteillages. La ligne ne bénéficie pas d’une voie réservée, souligne-t-il : les bus peuvent donc arriver en retard au terminus, ce qui contribue, selon son explication, aux périodes de surcharge.
Sur la sécurité, Jean Dasilva assure que les receveurs tentent de protéger les voyageurs des pickpockets lorsqu’ils remarquent un comportement suspect. Les témoignages recueillis font ainsi apparaître des difficultés à la fois liées à l’affluence, aux conditions de circulation et aux échanges entre passagers et personnel de bord.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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