
« C’est pour bientôt les véhicules chinois au Salon de l’auto ? Voilà sans doute l’une des questions les plus fréquemment posées par nos visiteurs », expliquait, en janvier dernier, le vice-président exécutif du Salon de l’auto de Montréal en entrevue avec La Presse.
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Il est encore trop tôt pour dire quand ces véhicules débarqueront au pays, mais en coulisses, on sonde le terrain, on accélère les préparatifs. L’interrogation n’est plus de savoir si, mais plutôt quand les véhicules de marques chinoises descendront dans nos rues.
Pour l’heure, l’entente conclue entre le Canada et la Chine fait état de l’entrée de 49 000 véhicules de fabrication chinoise sur le marché canadien.
Cependant, les contours de cette entente demeurent flous pour les acteurs de l’industrie automobile. « Pour le moment, j’ai entendu que Tesla et Lotus [propriété du conglomérat chinois Geely] se trouvent sur les rangs pour profiter de cette entente, mais pas l’ombre d’une marque chinoise. Que des murmures pour l’instant », confie Steve Flamand, président de Hyundai Canada. « Attendons de voir. »
PHOTO FOURNIE PAR BUICK
Le Buick Envision
Outre Tesla et Lotus, d’autres constructeurs automobiles visibles sur le marché canadien produisent déjà en Chine. C’est le cas notamment de l’Envision de Buick (qui sera produit aux États-Unis à partir de 2028) ou encore des Polestar 2 et 4.
Construire son rêve
Numéro un mondial du véhicule électrique, BYD (Beyond Your Dreams) est attendu au tournant. Cette marque, créée en 1995, nourrit de fortes ambitions internationales. Parmi les quelque 140 marques automobiles chinoises, elle est de loin la plus intrépide.
Déjà, BYD est présente en Europe, au Royaume-Uni, au Mexique et au Brésil, et connaît une croissance exponentielle. Elle ne cache pas son intention de s’implanter sur le marché canadien grâce à sa compétitivité en matière de prix et sa qualité de construction.
Les véhicules électriques de la marque disposent d’atouts majeurs sur le plan de la technologie et comptent sur des batteries généralement très performantes.
Ils sont moins chers que la concurrence, mais pas vraiment bon marché, affichent un très bon niveau technologique et visent des objectifs commerciaux raisonnablement réalistes. Reste à BYD à mettre sur pied un réseau de distribution pour avoir pignon sur rue, ce à quoi elle s’affaire activement.
Si les Coréens ont percé deux fois plus rapidement que les Japonais au Canada, les Chinois semblent déterminés à aller encore plus vite. Toutefois, Pete Hoekstra, ambassadeur des États-Unis au Canada, a déjà averti que les véhicules de marques chinoises ne seront pas autorisés à passer la frontière.
Source : La Presse
