Des voisins de Manon Relandeau, disparue, s’organisent pour sauver sa ferme en difficulté.
Disparition de Manon Relandeau : Une solidarité exemplaire au sein du milieu agricole
Manon Relandeau, agricultrice à Saint-Étienne-de-Montluc en Loire-Atlantique, est introuvable depuis le 27 mars 2026. Son compagnon, principal suspect dans cette affaire, a quitté la France pour l’Algérie peu après sa disparition. Face à l’abandon de sa ferme, une équipe de voisins et d’amis s’est mobilisée pour maintenir l’exploitation en activité.
Depuis six mois, la ferme de Manon présente un calme inhabituel, ses animaux attendant le retour de leur éleveuse. Un groupe de huit personnes se relaye chaque jour pour s’occuper de la trentaine de vaches nantaises et des chevaux en pension. Grégoire Minday, éleveur, souligne que le troupeau a souffert de l’absence de Manon, ayant été habitué à sa présence. « On a passé du temps dans le troupeau, on a essayé d’être le plus doux possible », explique-t-il.
Les recherches pour retrouver Manon ont mobilisé environ 300 personnes lors de battues citoyennes. Les enquêteurs ont ratissé la zone autour de la ferme, mais sans résultats concluants. Le compagnon de Manon, qui a fui avec leur fille de 15 mois, a été arrêté en Algérie, mais nie toute implication.
La gestion de la ferme a été un défi pour les agriculteurs solidaires, qui ont dû s’organiser rapidement sans connaître l’historique des opérations de Manon. « On ne connaît pas l’historique des factures, on ne sait pas forcément d’un point de vue sanitaire où est rendu le troupeau », déclare Morgane Guillouroux, agricultrice. Malgré leurs propres charges de travail, ces agriculteurs se consacrent à la ferme de Manon, illustrant ainsi la solidarité qui existe au sein de leur communauté.
La mère de Manon, Nathalie Rousseau, a mis en place une cagnotte en ligne pour soutenir les efforts des agriculteurs. Elle exprime sa gratitude envers ceux qui aident à faire vivre la ferme. « Une disparition ne rentre pas dans les cases, elle n’est ni vivante, ni décédée. Donc, il n’y a rien qui s’arrête : les prêts, les charges… Il faut continuer l’exploitation », souligne-t-elle.
La situation reste incertaine, et la mère de Manon se bat pour récupérer sa petite-fille, toujours en Algérie. L’élan de solidarité des agriculteurs est un soutien précieux dans cette période difficile pour la famille de Manon Relandeau.
Source : Franceinfo
