Saint-Barth : Courbit acquiert Le Guanahani pour le groupe Airelles
Saint-Barth : Stéphane Courbit acquiert Le Guanahani pour Airelles
Le célèbre hôtel Le Guanahani, situé sur une péninsule privée à Anse de Grand Cul-de-Sac à Saint-Barthélemy, va changer de propriétaire. Il rejoindra la collection Airelles, détenue par l’homme d’affaires Stéphane Courbit via sa société holding LOV Group. La gestion par Rosewood prendra fin le 1er octobre 2026, avec une réouverture prévue le 1er novembre sous le nom Airelles Le Guanahani.
Transition confirmée par Rosewood
Dans une communication adressée à sa clientèle, Rosewood a annoncé qu’à partir du 1er octobre 2026, le groupe cesserait de gérer Rosewood Le Guanahani St Barth, marquant ainsi la transition vers un nouveau propriétaire et opérateur. Rosewood a exprimé son souhait de rendre cette transition aussi fluide que possible pour ses clients.
Un accord conclu par la succession Bonderman
Le Guanahani appartenait auparavant à David Bonderman, un financier américain et co-fondateur du fonds d’investissement TPG, décédé il y a deux ans. Ses héritiers ont déclenché une clause de sortie dans le contrat de gestion avec Rosewood, permettant ainsi la mise en vente de l’établissement. Le groupe Airelles, qui suivait le dossier depuis plusieurs années, a saisi cette opportunité.
Un hôtel au passé mouvementé
Ouvert en 1986, Le Guanahani a été contraint de fermer en 2017 en raison des dommages causés par l’ouragan Irma. Après plus de trois ans de rénovation, il a rouvert ses portes fin 2021 sous la marque Rosewood. L’établissement s’étend sur environ 7,3 hectares, offrant 66 chambres, suites et villas, ce qui en fait la plus grande propriété hôtelière de l’île.
Réserves exprimées par la presse spécialisée américaine
La nouvelle a été initialement révélée par le média américain One Mile at a Time, qui a soulevé des réserves concernant l’adéquation de l’établissement avec le positionnement habituel d’Airelles. Selon leur analyse, Le Guanahani ne dispose que d’un seul restaurant principal, contrairement à la plupart des propriétés Airelles, qui en offrent plusieurs. De plus, l’architecture coloniale des cottages caribéens a été jugée moins distinctive que celle des autres adresses de la collection.
Conclusion sur le départ de Rosewood
Ce changement survient à un moment charnière pour Rosewood, qui a récemment placé quatre de ses propriétés dans le classement des 50 meilleurs hôtels du monde. Bien que la sortie de Le Guanahani soit le résultat d’une clause contractuelle, le groupe continue d’étendre son offre dans le segment ultra-luxueux.
Source : La Tribune de l’Hôtellerie
