Vignobles atypiques en France : découverte des cépages oubliés et des vignes urbaines.
Vignobles atypiques : un tour de France des cépages oubliés
Fait principal
À l’approche de la fin des vendanges, la France révèle une diversité viticole insoupçonnée, avec des vignerons qui redécouvrent des cépages oubliés et cultivent des variétés atypiques dans des régions inédites.
Contexte factuel
Traditionnellement, des régions comme Bordeaux, l’Alsace et la Bourgogne dominent le paysage viticole français. Cependant, des initiatives innovantes émergent, notamment à Lyon, où des membres de la République des Canuts cultivent des pieds de gamay sur la colline de la Croix-Rousse. À Paris, près de 500 bouteilles de pinot noir sont produites chaque année sur la colline de Montmartre.
Le dérèglement climatique incite également certains vignerons à se tourner vers des régions non historiquement viticoles. En Normandie, par exemple, Axelle Piednöel a établi un vignoble dans l’Eure, affirmant que « tout ce qu’il faut pour faire mûrir le raisin est présent en Normandie ».
Données ou statistiques
Dans les Hauts-de-France, l’association des vignerons régionaux a été reconnue par le Syndicat National des vignerons, devenant ainsi la 33e fédération de vignerons indépendants. En Bretagne, environ 50 vignobles se sont implantés, notamment sur les côtes et les îles. En Corrèze, les viticulteurs ont observé une saison particulière avec moins de bouteilles produites, mais une qualité affirmée par René Maury, président de la cave des coteaux de la Vézère.
Conséquence directe
Ces évolutions, bien qu’encourageantes, sont également confrontées aux défis posés par le réchauffement climatique, qui entraîne des conditions météorologiques extrêmes affectant les récoltes.
Source : France 3 Régions
