Condamnation à deux ans de prison pour un homme après une rixe à Narbonne.
Violences à Narbonne : un jeune homme condamné à deux ans de prison
Un jeune homme de 19 ans, originaire de Salon-de-Provence, a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, par le tribunal de Narbonne pour des violences avec arme blanche. L’incident s’est déroulé le vendredi 7 août sur le quai de Lorraine, et le prévenu a été jugé en comparution immédiate le lundi 10 août.
Lors de l’audience, il a été révélé que cinq individus, dont le prévenu, se sont rassemblés sur le quai de Lorraine aux alentours de 11 h 30. Les tensions ont rapidement monté, menant à un échange de coups de poing entre le prévenu et un autre individu. Ce dernier a alors été blessé à l’épaule gauche par un coup de couteau Opinel porté par le jeune homme. Conscient de la gravité de son acte, le prévenu a tenté de nettoyer la plaie avant de solliciter l’aide d’une voiture pour transporter la victime à l’hôpital. La bles a entraîné trois jours d’incapacité temporaire de travail (ITT) pour la victime.
Le prévenu a reconnu les faits, expliquant qu’il portait un couteau pour se défendre. En réponse à une question sur sa présence à Narbonne, il a déclaré qu’il était en vacances à Perpignan et avait loué un Airbnb dans le quartier de Saint-Jacques. Au cours de l’audience, des tensions sont apparues entre le prévenu et ses proches, qui l’hébergent à Salon-de-Provence.
Le procureur a souligné le comportement peu coopératif du prévenu, qui avait dissimulé l’arme en la passant à un autre détenu. Il a requis une peine de 10 mois de prison ferme et 8 mois avec sursis, accompagnée d’une obligation de soins pour son addiction au cannabis et d’un suivi psychiatrique. L’avocate de la défense a plaidé pour une peine avec sursis, arguant que son client avait besoin de soins et qu’une incarcération serait disproportionnée.
Finalement, le tribunal a déclaré le prévenu coupable des faits reprochés, lui imposant une peine de deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire. Il devra respecter plusieurs obligations, dont un suivi psychologique et une interdiction de contact avec la victime. Il dispose de 10 jours pour faire appel de cette décision.
Source : L’Indépendant
