Les travailleurs du bâtiment en Vaucluse décrivent leur été caniculaire.
L’impression d’être passé dans un sèche-linge : le calvaire des ouvriers sous la chaleur estivale
FAIT PRINCIPAL :
En ce début septembre, les travailleurs du bâtiment dans le Var témoignent de conditions de travail extrêmes sous la chaleur. Alex, un ouvrier sur un chantier de 30 logements au Cannet-des-Maures, évoque des températures atteignant jusqu’à 40 degrés à l’ombre, rendant le travail particulièrement éprouvant.
CONTEXTE FACTUEL :
Alex, qui exerce ce métier depuis 15 ans, décrit cet été comme le plus difficile qu’il ait connu. Habillé de manière adéquate pour le chantier, il explique qu’il boit en moyenne 6 litres d’eau par jour. Les conditions sont d’autant plus dures pour les maçons et plombiers travaillant dans des bâtiments non isolés. Christophe, un charpentier-couvreur, confirme que la chaleur est devenue insupportable, avec des températures atteignant 47 degrés dans son camion.
DONNÉES OU STATISTIQUES :
Selon les prévisions de Météo-France, les vagues de chaleur devraient devenir plus fréquentes en raison du changement climatique, avec des températures maximales dépassant régulièrement les seuils de confort pour le travail en extérieur. En 2022, l’INSEE a rapporté que les températures estivales en France avaient augmenté de 1,5 degré par rapport à la moyenne historique.
CONSÉQUENCE DIRECTE :
Les ouvriers, souvent exposés à des températures extrêmes, subissent des malaises fréquents, entraînant des arrêts de travail et des impacts sur leur santé physique et mentale. Des témoignages révèlent que certains travailleurs, comme Santos, ont perdu connaissance à cause de la chaleur, tandis que d’autres, comme Chloé, une jeune préparatrice de commandes, décrivent des conditions de travail insupportables dans des entrepôts non climatisés.
La situation soulève des préoccupations quant à la sécurité et à la santé des travailleurs, incitant les entreprises à revoir leurs pratiques face aux enjeux climatiques croissants.
Source : Var-matin
