Adèle Haenel appelle à sortir du déni pour rétablir l’ordre mondial
Adèle Haenel : « Sortir du déni, c’est remettre le monde à l’endroit »
Depuis sa décision de se distancier de l’industrie cinématographique, Adèle Haenel a réorienté sa carrière vers le théâtre, un art qu’elle maîtrise depuis son enfance. Elle a choisi la maison d’édition indépendante l’Arche pour publier son premier livre, intitulé « Viser juste ».
Dans cet ouvrage, Haenel s’appuie sur des éléments autobiographiques pour retracer son parcours artistique. Elle évoque ses débuts lors des ateliers à la Maison populaire de Montreuil, jusqu’à sa collaboration actuelle avec la metteuse en scène Gisèle Vienne. À travers une alternance de réflexions personnelles et de saynètes inspirées de scénarios, elle aborde des thématiques telles que la prédation, les violences sexuelles dans la société, le formatage des enfants par les adultes, et les attentes liées à la féminité.
Militante engagée, Haenel est devenue une figure emblématique du mouvement MeToo en France après avoir témoigné, en 2019, des agressions pédocriminelles dont elle a été victime durant son enfance. Elle est également active dans la lutte contre le génocide à Gaza.
Dans une interview, elle explique que son livre est une « lutte pour comprendre ». La genèse de ce projet remonte à un contact avec Claire Stavaux, directrice de l’Arche, qui lui a proposé un entretien. Plutôt que de se concentrer sur une simple méthode d’interprétation théâtrale, Haenel a choisi d’explorer la profondeur des situations à travers une approche plus introspective. Elle souligne l’importance du théâtre dans sa vie et son désir de comprendre les raisons de cet attachement.
Adèle Haenel continue ainsi d’articuler son parcours artistique avec son engagement personnel, cherchant à mettre en lumière des problématiques sociétales à travers son écriture et sa pratique théâtrale.
Source : Humanité
