Le chant « J’ai deux passions : la fanfare, la révolution » s’est imposé dans des cortèges et circule largement sur les réseaux sociaux. Son air, aujourd’hui repris lors de manifestations, a une histoire qui passe par un succès de Pat Boone, une adaptation de Dalida et un morceau de Manu Chao.

Un air ancien repris dans les cortèges
La mélodie remonte à « Speedy Gonzales », chanson publiée en 1962 par le chanteur américain Pat Boone. Le titre avait atteint la 6e place du classement Billboard. La même année, Dalida en propose une version française. Les deux enregistrements comportent un passage chanté à pleine voix, devenu reconnaissable dans les rassemblements.
Une autre étape apparaît en 2001 avec « Merry Blues », de Manu Chao. Le musicien reprend l’air de « Speedy Gonzales » ; la trompette entendue à la fin du morceau rappelle celle qui accompagne désormais le chant dans les manifestations. Le lien entre ces versions éclaire la filiation musicale, sans établir à lui seul l’origine exacte des paroles actuelles.
Des stades aux manifestations
Avant de devenir un refrain de cortège, la mélodie avait circulé dans d’autres univers. Elle a notamment été détournée dans la chanson paillarde. L’origine des paroles reste difficile à retracer, mais certains refrains reprennent une formule commençant par « J’ai deux… », à l’image de « J’ai deux copains ».
En Italie, des supporters de football se sont également approprié l’air avec le chant « La capolista se ne va », que l’on peut traduire par « Le leader s’échappe ». En France, « J’ai deux passions » est aujourd’hui repris dans les animations de manifestations.
Une popularité relayée en ligne
L’Orchestre du nouveau monde a contribué à faire connaître le chant en l’interprétant lors de mobilisations dans plusieurs villes. Sur TikTok, des internautes racontent avec humour avoir la mélodie en tête de façon persistante, jusque dans leurs moments de repos.
Publié le 8 novembre 2026, le récit de cette chanson met ainsi en lumière les différentes étapes d’un air passé de la musique populaire aux stades, puis aux cortèges et aux réseaux sociaux.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : Florian Huvier







