La saison 2 de Chronique arctique est disponible sur Netflix depuis le 5 novembre. Au cœur de cette comédie située dans le Nunavut, Siaja tente toujours de reprendre sa vie en main, avec un enthousiasme intact et des décisions souvent précipitées. La série mêle ainsi humour, histoires familiales et représentation d’une communauté inuite contemporaine.

Une héroïne qui veut faire bouger Ice Cove

Dans la ville fictive d’Ice Cove, où les habitants connaissent les affaires de leurs voisins, Siaja, 26 ans, élève une fille et travaille au centre communautaire. Après avoir quitté le père de son enfant, elle cherche à bâtir une nouvelle vie et à améliorer le quotidien de la communauté. Ses initiatives ne se déroulent pas toujours comme prévu.
La série tire aussi son comique des contraintes de la vie dans cette localité isolée. Une eau du robinet devenue impropre à la consommation ou une livraison de bière empêchée par l’absence d’avion suffisent à déclencher une série de complications. Les problèmes ne sont pas effacés : ils deviennent le point de départ de situations absurdes.
Le personnage évoque Leslie Knope, l’héroïne de Parks and Recreation, par sa volonté de rendre service — quitte à s’imposer auprès de ses voisins. Le parallèle prend une autre dimension au centre communautaire, où Siaja travaille sous les ordres d’Helen, une responsable blanche persuadée de savoir ce qui convient aux habitants. La cocréatrice Alethea Arnaquq-Baril a expliqué que cette situation s’inspirait de réalités vécues.
Des histoires intimes traitées avec autodérision
Imaginée par les créatrices inuites Stacey Aglok MacDonald et Alethea Arnaquq-Baril, Chronique arctique aborde des sujets familiaux sensibles sans renoncer à la comédie. Siaja doit composer avec une relation difficile avec sa mère et avec un père qui n’a appris son existence que vingt-six ans après sa naissance. La fiction privilégie l’autodérision plutôt qu’un traitement exclusivement dramatique.
Anna Lambe porte la série dans le rôle de Siaja, dont l’énergie et le goût du ridicule rendent attachantes même les décisions les moins réfléchies. Maika Harper incarne sa mère, bourrue et peu démonstrative. La première saison avait été lancée au printemps 2025 ; la deuxième, mise en ligne le 5 novembre 2026, compte huit épisodes d’environ une demi-heure chacun. (netflix.com)
Une présence inuite jusque dans la bande-son
La série met en avant une communauté à la fois contemporaine et confrontée à des difficultés. Tournée en partie à Iqaluit, capitale du Nunavut, elle fait entendre l’inuktitut dans des dialogues majoritairement en anglais. Anna Lambe, qui a grandi à Iqaluit, a expliqué vouloir contribuer à montrer la joie inuite, souvent moins présente que les récits centrés sur les traumatismes.
La musique participe à cette représentation. La saison 2 s’ouvre sur Free de Florence + The Machine. La première saison avait notamment proposé une reprise de Levitating de Dua Lipa par Riit, en inuktitut, ainsi que des adaptations de classiques par Elisapie. Cette dernière apparaît dans la nouvelle saison et interprète Sinnatuumakka, sa version de Dreams des Cranberries.
Au fil de cette deuxième saison, les péripéties comiques côtoient les relations familiales et les aspirations changeantes de Siaja. La série conserve ainsi son ton léger sans réduire la vie d’Ice Cove à une succession de gags.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
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Auteur : Pauline Weiss







