Au lendemain des élections américaines de mi-mandat, Téhéran multiplie les démarches diplomatiques dans le Golfe et vers Moscou, tandis que Washington maintient la pression sur son programme nucléaire. L’Iran conditionne toute reprise de négociations avec les États-Unis au respect de sept exigences, sans préciser ici leur contenu.

Téhéran poursuit ses démarches régionales
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu par téléphone avec plusieurs dirigeants du Golfe au cours des 48 heures précédant la publication de l’information, le 7 novembre. Selon RFI, le message porté par Téhéran oppose le risque d’une insécurité collective à la recherche d’une sécurité régionale.
L’Iran cherche ainsi à resserrer ses liens avec les pays du Golfe et affirme vouloir réduire durablement l’influence américaine dans la région. Dans le détroit d’Ormuz, Téhéran a accordé des dérogations aux restrictions de navigation à l’Irak, au Qatar, à des pays de la région du Golfe, ainsi qu’à l’Inde et à la Chine.
La diplomatie iranienne s’est également tournée vers Moscou. Le 5 novembre, Mohsen Rezaei, responsable iranien de la sécurité, a rencontré le président russe Vladimir Poutine. Les discussions ont notamment porté sur la construction de gazoducs entre la Russie et l’Iran.
Washington maintient la pression sur le nucléaire
Le 6 novembre, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a annoncé une récompense de 20 millions de dollars, assortie d’un possible déménagement, pour toute information sur le programme nucléaire iranien. L’offre concerne notamment les installations, les équipements et les personnes qui y sont associées.
Cette annonce intervient alors que Donald Trump réaffirme sa volonté d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Le 1er novembre, le président américain disait avoir neutralisé les capacités nucléaires iraniennes, tout en évoquant un ou deux sites restant à traiter.
Parmi eux, il a mentionné le mont Kolang, aussi appelé « Pickaxe Mountain » en anglais. Selon les services de renseignement américains cités par RFI, cette montagne est soupçonnée d’abriter un complexe nucléaire souterrain. Cette suspicion ne constitue pas, à elle seule, une confirmation de la présence d’un tel site.
Des négociations toujours conditionnées
Des responsables iraniens ont indiqué ces derniers jours qu’aucune reprise des négociations avec Washington n’aurait lieu tant que les États-Unis n’auraient pas concrètement respecté les sept conditions posées par Téhéran. Dans l’attente d’une réponse américaine, l’Iran poursuit donc ses initiatives diplomatiques, alors que Donald Trump a de nouveau menacé, le 5 novembre, de détruire ce qui resterait du pays.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI







