Trente ans après la disparition tragique de Marion Wagon, une nouvelle piste investiguée dans le cadre de cette affaire, qualifiée de « cold case », pourrait apporter des réponses à sa famille et secouer la communauté d’Agen, dans le Lot-et-Garonne.

Ce qui s’est passé
Le 14 novembre 1996, Marion Wagon, une fillette âgée de 10 ans, disparaît à Agen, laissant derrière elle une famille dévastée et une communauté en émoi. L’affaire a été marquée par un silence troublant et une enquête restée ouverte pendant trois décennies. En septembre 2022, suite à un transfert au pôle « cold case » de Nanterre, la juge d’instruction Sabine Khéris a décidé de réexaminer ce dossier avec une attention renouvelée.
Ce que l’on sait
Des avancées récentes dans l’enquête laissent entrevoir un nouvel espoir. En effet, des analyses d’ADN sont en cours après que des prélèvements effectués dans l’ancienne résidence de la famille de Marion ont été jugés pertinents. Par ailleurs, la mère de Marion a pu se remémorer un cri entendu le matin de la disparition, fournissant un élément potentiellement crucial. Un jeune voisin, qui vivait alors dans le même immeuble que Marion, est également sous le feu des projecteurs. Cet homme, mis en cause pour des actes criminels sur mineurs, s’est tragiquement suicidé en 1998, alimentant ainsi des suspicions qui méritent d’être approfondies.
Ce que cela change localement
Cette nouvelle approche de l’enquête, associée à une collaboration étroite entre la juge d’instruction et la famille, réactive le souvenir douloureux de cet événement tragique dans la région d’Agen. Les habitants, toujours marqués par cette disparition, voient avec un mélange d’espoir et de crainte le retour sur le devant de la scène de cette affaire non résolue. Pour la communauté, cela pourrait signifier des réponses après tant d’années d’incertitude.
Les prochaines étapes
Les analyses d’ADN, menées par un laboratoire spécialisé de Bordeaux, devraient prochainement donner des résultats. Une fois ces résultats disponibles, ils pourraient ouvrir de nouvelles perspectives dans l’enquête. La juge Khéris, visiblement engagée, ne semble pas vouloir abandonner cette affaire tant que toutes les pistes n’auront pas été explorées. Pour la famille de Marion et la communauté d’Agen, vivre ce processus judiciaire est l’occasion d’espérer des solutions à une douleur qui perdure depuis des années.
Source : 20Minutes – Actu Bordeaux
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