À l’Institut Curie, un outil d’analyse des profils tumoraux a aidé les médecins à identifier le cancer de Martine Payet-Burin, dont l’origine restait inconnue malgré plusieurs examens. À Gustave Roussy, des algorithmes entraînés sur des images médicales doivent faciliter le repérage des lésions et accélérer leur analyse. Dans les deux cas, les résultats restent examinés par des professionnels de santé.

Un cancer difficile à identifier
Martine Payet-Burin perdait du poids et son état se dégradait. Deux biopsies et de nombreux scanners n’avaient pas permis de localiser l’origine de son cancer. À l’Institut Curie, les médecins ont alors utilisé un programme entraîné sur les données de dizaines de milliers de cancers de différents types.
À partir du profil de la patiente, l’outil peut orienter les médecins vers un type de cancer et un traitement possible. L’oncologue Dorian Bochaton souligne que l’analyse automatisée permet de traiter un volume de données génétiques difficile à examiner manuellement. Les résultats ne remplacent toutefois pas la décision médicale : les praticiens les vérifient et choisissent la prise en charge.
Selon Sarah Watson, médecin-chercheuse, la survie globale évoquée pour les patients concernés passe de 11 mois à près de 19 mois dans le cadre de cette organisation des soins. Le reportage ne précise pas les détails de l’étude ou de la population associés à cette comparaison. Martine Payet-Burin, qui dit avoir d’abord douté de ces outils, rapporte une amélioration de son quotidien depuis la mise en place de son nouveau traitement.
Des outils pour lire les images médicales
À Gustave Roussy, un système d’analyse des scanners a été développé pour repérer les lésions. Son apprentissage s’appuie sur un travail d’annotation réalisé par des radiologues : 287 000 lésions ont été identifiées une à une. L’établissement décrit un outil destiné à aider l’analyse des images, et non à soigner directement. (gustaveroussy.fr)
Un autre programme est en préparation dans l’équipe du docteur Roger Son, selon le reportage. Il vise à examiner les tumeurs à partir des images, sans prélèvement de tissu — une approche présentée comme une « biopsie virtuelle ». Le projet est encore en cours d’élaboration : la source ne précise pas quand il pourrait être utilisé auprès des patients.
Ces applications poursuivent des objectifs différents : aider à caractériser un cancer dont l’origine est inconnue, repérer des lésions sur un scanner ou explorer les tissus à partir d’images. Elles s’appuient sur l’analyse de grandes quantités de données, mais les résultats décrits sont soumis à l’examen des équipes médicales.
Source : TF1 INFO – L'info pour tous et pour chacun (www.tf1info.fr)
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