Un tournant majeur s’annonce concernant la chaîne de télévision CNews alors que l’Assemblée nationale s’apprête à examiner une pétition demandant sa suppression. Le texte, qui a recueilli plus de 800 000 signatures, a récemment été attribué à un rapporteur, Alexandre Portier, député LR du Rhône, lors d’une séance de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. La suite des événements pourrait transformer ce débat en une question de fond sur la régulation des médias en France.

Ce qui s’est passé

Le 4 novembre, une étape significative a été franchie dans le processus de traitement de la pétition visant à abolir CNews. Cette pétition, qui a dépassé le seuil symbolique de 500 000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale, a été remise en main propre aux membres de la commission compétente. Conformément aux procédures habituelles, c’est Alexandre Portier, président de cette commission et membre du parti Les Républicains, qui a été désigné rapporteur.
Ce que l’on sait
Alexandre Portier, élu à l’Assemblée en juin 2022, a brièvement occupé un poste de ministre délégué sous le gouvernement Barnier. Le rapporteur a précisé que la prochaine réunion de la commission devrait se tenir autour du 10 novembre et qu’à ce moment, les députés se prononceront sur la suite à donner à la pétition. Deux options s’offriront à eux : soit classer la requête, soit organiser un débat dans l’hémicycle.
Les éléments à retenir
Si la seconde option est retenue, un débat pourrait avoir lieu concernant la suppression de CNews, détenue par le groupe Bolloré. Néanmoins, il convient de noter qu’aucun vote ne sera programmé à la conclusion de cette discussion, ce qui en limiterait l’impact. Un précédent similaire a eu lieu avec la pétition contre la loi Duplomb, durant laquelle la mobilisation des députés avait été jugée faible.
La suite
Indépendamment de la décision de classement, Portier a déclaré que même un rejet pourrait encourager une réflexion plus vaste sur la liberté d’expression et le pluralisme médiatique à l’époque des réseaux sociaux. Cette question appelle des débats plus larges, et la commission pourrait solliciter une discussion à la conférence des présidents de l’Assemblée.
La députée écologiste Sophie Taillé-Polian a également appuyé l’idée d’un examen minutieux de la pétition, en soulignant que l’Assemblée ne devrait pas se prononcer de manière autoritaire sur un média spécifique. Elle a proposé d’utiliser cette occasion pour réévaluer le rôle de l’Arcom, l’autorité en charge de réguler l’audiovisuel, y compris la possible suspension des chaînes en cas de violations graves. Pendant ce temps, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, a précisé qu’il n’appartenait pas au gouvernement de se prononcer sur la suppression d’un média.
Source : Politique : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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