Des structures interprétées comme des globules rouges ont été identifiées dans les os d’un dinosaure vieux d’environ 115 millions d’années. L’étude, publiée le 2 novembre dans la revue scientifique PNAS, porte sur un jeune Aratasaurus museunacionali découvert dans l’actuel Brésil. Les chercheurs présentent leurs résultats comme une confirmation obtenue par plusieurs méthodes, mais il s’agit de cellules fossilisées, pas de sang intact.

Des cellules attribuées à un jeune théropode
L’équipe menée par Kliti Grice, de l’université australienne Curtin, a étudié des os d’Aratasaurus museunacionali, un dinosaure théropode qui vivait sur le territoire de l’actuel Brésil. L’animal mesurait environ 3 mètres et pesait 34 kilos. Il était encore en croissance.
Les structures repérées dans les fossiles sont identifiées comme des cellules sanguines par les auteurs de l’étude. D’après les informations communiquées, la découverte se distingue par le recours à différentes méthodes pour étayer cette interprétation.
Une découverte rare, mais pas une première piste
Des indices de globules rouges avaient déjà été signalés dans des restes de dinosaures plus récents : un spécimen découvert au Canada, âgé d’environ 75 millions d’années, et un Tyrannosaurus rex du Montana datant d’environ 68 millions d’années. L’étude sur l’Aratasaurus concerne donc un animal plus ancien et apporte, selon ses auteurs, une confirmation plus solide.
La conservation de cellules sanguines dans un fossile reste exceptionnelle. Après la mort, les tissus se décomposent généralement, et certaines structures minérales observées au microscope peuvent ressembler à des éléments biologiques. C’est pourquoi l’identification de globules rouges fossilisés exige de distinguer les traces organiques des formations minérales.
La découverte ne signifie pas que du sang liquide ou des cellules intactes ont été retrouvés. Elle porte sur des structures fossilisées interprétées comme des cellules sanguines. La prudence reste donc de mise : les résultats décrivent des vestiges microscopiques, et non du sang de dinosaure préservé tel qu’il aurait été de son vivant.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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