Alors que l’Union européenne (UE) se prépare à négocier son cadre financier pluriannuel pour la période 2028-2034, les discussions se heurtent à des intérêts divergents parmi les États membres. Face à un contexte géopolitique incertain, la politique extérieure de l’Union se retrouve menacée par des coupes budgétaires motivées par un égoïsme à court terme. Mounir Satouri, eurodéputé, appelle à une résistance face à ces imprudences.

Ce qui s’est passé
Les négociations budgétaires au sein de l’UE, véritables exercices d’équilibre, sont marquées par des tensions entre les États membres qui cherchent à réduire leurs contributions tout en maximisant les retours sur leurs investissements. Le cadre financier actuel prévoyait un budget de 2 000 milliards d’euros, soit 1,26 % du PIB de l’Union, mais les pays dits « frugaux », parmi lesquels l’Allemagne et les Pays-Bas, jugent ce montant excessif et bouleversent le jeu des négociations.
Ce que l’on sait
En juillet 2025, face au refus de ces pays de soutenir le projet de budget proposé par la Commission européenne, la présidence irlandaise a soumis une version révisée à 1 825 milliards d’euros, soit une baisse significative avec 141 milliards d’euros de coupes, mettant essentiellement à mal les fonds destinés à la politique extérieure. Ainsi, le budget de l’instrument « Global Europe » serait réduit de 200 à 157 milliards d’euros, soit un coup dur pour une efficacité diplomatique que l’Union ne peut négliger avec l’augmentation des tensions internationales.
Les éléments à retenir
La principale victime de ces coupes concerne l’action extérieure de l’Union, qui vise à renforcer les relations avec des pays du Sud global tout en soutenant financièrement les efforts de développement et la lutte contre le changement climatique. Satouri pointe que ces coupes pourraient isoler l’Union face à des défis géopolitiques croissants, notamment vis-à-vis des ambitions de la Chine et des États-Unis. Dans un contexte où les États-Unis réduisent leur aide au développement, l’Europe doit saisir l’opportunité de renforcer ses alliances.
La suite
Alors que le Parlement européen se prépare à discuter du projet de budget, Satouri s’engage à défendre une enveloppe de 225 milliards d’euros pour la politique extérieure, avec un accent mis sur l’aide publique au développement. Les négociations doivent inclure non seulement des considérations budgétaires mais également des valeurs fondamentales, telles que la solidarité et le multilatéralisme. Le défi qui attend le Parlement est de s’opposer aux propositions de coupes pouvant compromettre le positionnement international de l’Europe.
Source : Les eurodéputés Europe Écologie au Parlement européen (europeecologie.eu)
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Auteur : Mounir Satouri







