Lors de la 12ᵉ édition de BIG, le grand salon de l’entrepreneuriat français, l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) a mis en lumière ses initiatives en matière de recherche partenariale. Cet événement, qui s’est tenu le 8 octobre 2026 à l’Accor Arena à Paris, a rassemblé 96 000 participants autour du thème audacieux du « culot ». Avec près de 500 ateliers et conférences, il a offert une plateforme unique de rencontres entre entrepreneurs et chercheurs.

Présentation des dispositifs de l’ANR

Sur le stand de l’ANR, les représentants de l’agence, dont Thibault Cantat, Directeur général délégué à la science, ont discuté des opportunités offertes aux entrepreneurs désireux de collaborer avec le monde scientifique. L’ANR consacre 20 % de son budget, soit environ 210 millions d’euros, à la recherche en partenariat avec les entreprises, soutenant ainsi 172 projets en 2025. Ce financement est crucial pour les start-ups et PME qui cherchent à innover tout en travaillant en étroite collaboration avec des laboratoires de recherche.
Succès de collaborations emblématiques
Une conférence au cours de l’événement a mis en avant les réussites de trois entrepreneurs ayant bénéficié du soutien de l’ANR. Gauthier Chicot, co-fondateur de DiamFab, a partagé comment sa start-up deeptech a pu développer des semi-conducteurs en diamant synthétique, grâce à un projet collaboratif avec l’Institut Néel. Cette collaboration a permis de surmonter certains défis technologiques, facilitant ainsi leur levée de fonds initiale.
Felix Berriat, CEO d’ImpacTell, a évoqué la création d’un marteau intelligent pour la chirurgie orthopédique, un projet soutenu par le LabCom IBAM. Cette initiative a permis d’accélérer le développement et la validation de son prototype, tout en renforçant les liens avec des chercheurs spécialisés.
Enfin, Sophie Pautot, fondatrice de Synaxys, a démontré comment le travail avec le laboratoire du CNRS LAAS a abouti à des modèles neuronaux innovants pour étudier les maladies neurologiques. Ce type de collaboration souligne l’importance de la recherche scientifique pour le développement de technologies médicales avancées.
Des dispositifs variés pour répondre aux besoins des entreprises
Il existe plusieurs dispositifs de soutien aux entreprises, selon le stade de maturité des projets et les types de partenariat recherchés. Les projets de recherche collaboratifs (PRCE) et les laboratoires communs (LabCom) permettent d’adapter le soutien à chaque situation. Les Chaires industrielles, en revanche, s’adressent aux grandes entreprises souhaitant mobiliser des ressources substantielles pour innover de manière disruptive.
Ce cadre structurant proposé par l’ANR est essentiel car il permet non seulement de sécuriser les investissements, mais aussi d’améliorer la qualité des projets grâce à une évaluation par des experts du domaine. Thibaut Cantat a souligné l’importance de cette approche pour renforcer les collaborations et bâtir des relations durables entre laboratoires et entreprises.
La complémentarité des financements pour l’innovation
Les financements de l’ANR, de Bpifrance et des programmes Horizon Europe se complètent dans le soutien à l’innovation. Cela permet aux entreprises d’accéder à des ressources adéquates à chaque phase de développement de leurs technologies. Les entrepreneurs présents ont recommandé aux futurs innovateurs de bien identifier leurs besoins, de se renseigner sur les technologies en cours de développement dans les laboratoires et d’initier des contacts directs avec les chercheurs pour favoriser la technologie et les applications de demain.
En conclusion, la participation de l’ANR à des événements comme BIG est une illustration forte de son engagement à dynamiser la recherche partenariale en France. Les collaborations qu’elle soutient sont essentielles pour transformer les avancées scientifiques en produits et solutions concrètes sur le marché.
Source : ANR.fr
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