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Rentrée du 2 novembre : 1 % des lycées bloqués, selon l’Éducation nationale

À la reprise des cours, lundi 2 novembre 2026, les blocages de lycées étaient moins nombreux que lors des semaines précédentes, selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. À 9 h 30, 1 % des établissements étaient bloqués au niveau national, d’après les chiffres transmis par le ministère. Des mobilisations restaient toutefois signalées dans plusieurs villes, tandis que les organisations de jeunesse maintenaient leurs appels à poursuivre le mouvement.

The majestic facade of the Assemblee Nationale in Paris, showcasing classic architecture.
Regan Dsouza · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Une rentrée perturbée dans plusieurs villes

Scenic view of historic buildings in Luxembourg city center, showcasing traditional architecture under a cloudy sky.
NIKOLAOS IOANNIDIS · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Sur France Inter, Édouard Geffray a évoqué « quelques lycées perturbés », notamment en Île-de-France, dans le Nord et à Toulouse. Il a toutefois présenté la situation comme limitée, en précisant que son appréciation était formulée « avec beaucoup de prudence ».

Les chiffres du ministère de l’Éducation nationale indiquaient qu’à 9 h 30, aucune perturbation n’était recensée dans les trois quarts des départements. À l’échelle du pays, 1 % des lycées étaient bloqués.

Sur le terrain, des tentatives de blocage ont notamment été signalées à Paris, au lycée Condorcet, où des forces de l’ordre ont empêché des lycéens de bloquer l’établissement. À Marseille, environ sept établissements sur les 75 que compte la ville étaient bloqués, selon des lycéens militants.

À Toulouse, des élèves avaient remis en place des installations devant le lycée Berthelot pour en empêcher l’accès, selon un journaliste de l’AFP. Des lycéens commençaient également à se rassembler devant le lycée des Arènes.

Le retour en classe au cœur des préoccupations

Le ministre a insisté sur les conséquences possibles des interruptions de cours, en particulier pour les élèves qui passeront le baccalauréat en fin d’année. Il a déclaré que plusieurs centaines de milliers d’entre eux n’avaient pas eu cours depuis quatre ou cinq semaines, et a estimé que leur année scolaire était désormais « en risque ».

La reprise intervenait après deux semaines de vacances de la Toussaint et alors que les organisations étudiantes et lycéennes avaient appelé à de nouveaux blocages. Malgré les perturbations moins étendues signalées lundi matin, la mobilisation ne semblait donc pas terminée.

Des annonces gouvernementales jugées insuffisantes

La semaine précédente, le gouvernement avait présenté plusieurs mesures pour tenter de répondre aux revendications : une évolution de Parcoursup avant son remplacement progressif d’ici 2028, l’annulation des suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale, la création de 500 postes supplémentaires, un plafond de 28 élèves par classe de seconde et 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur.

Selon Matignon, le Premier ministre a également demandé au ministre de l’Éducation de veiller à ce qu’une réponse soit apportée aux 200 lycées les plus en difficulté recensés sur une plateforme de concertation. Les organisations de jeunesse ont qualifié ces annonces de « premier pas », mais les ont jugées insuffisantes.

Coppélia Moreau, membre d’Interfac Île-de-France, a affirmé que la colère persistait et qu’elle ne percevait pas d’essoufflement du mouvement. Le collectif prévoyait une nouvelle manifestation à Paris mardi, entre le Panthéon et le siège du Medef. L’intersyndicale réunissant l’USL, l’Unef, la Fage et l’Union étudiante réclame notamment 10 milliards d’euros d’investissement dans l’éducation et l’enseignement supérieur, ainsi que l’abrogation de Parcoursup.


Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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