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Économie

L’agriculture française investit massivement : hausse des technologies et baisse des surfaces cultivées entre 1990 et 2024.

Le paysage de l’agriculture française a connu des transformations significatives entre 1990 et 2024, marquées par une augmentation prononcée de l’investissement en machines spécialisées et un glissement vers une utilisation accrue de la technologie. Parallèlement, le nombre de plantations et le cheptel reproducteur ont connu une forte baisse, soulevant des questions sur l’avenir de la production agricole.

Aerial view of lush green fields, river, and a historical stone bridge in a rural setting.
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Un taux d’investissement en forte hausse

A scenic view of Fort de l'Île Pelée and lighthouse in Cherbourg, France, against a vibrant blue ocean.
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Entre 1990 et 2024, le taux d’investissement dans l’agriculture a augmenté de 14,1 points, atteignant 37,5 %. Cette évolution s’illustre par un recours croissant au capital, avec une hausse de la formation brute de capital fixe (FBCF) largement supérieure à celle observée dans les autres secteurs, qui n’a progressé que de 2,7 points, pour atteindre 21,7 %. Parallèlement, la consommation de capital fixe dans l’agriculture s’est accrue, passant de 22,4 % à 34,4 % de la valeur ajoutée brute.

Diminution de l’emploi agricole

Alors que les investissements augmentent, l’emploi dans le secteur agricole est en chute libre. Entre 1990 et 2024, le nombre d’équivalents temps plein dans ce secteur a diminué de 50,9 % pour atteindre 696 100 ETP. La majorité de cette réduction provient des travailleurs non salariés, dont le nombre a chuté de 65,9 %. En revanche, l’emploi salarié n’a diminué que de 8,8 %, représentant désormais 44,4 % des ETP.

Machines spécialisées : le principal poste d’investissement

Sur la période 2020-2024, les investissements se sont principalement concentrés sur l’achat d’engins agricoles, qui représente 64,5 % de la FBCF. Parmi ceux-ci, les machines spécialisées (comme les moissonneuses-batteuses) constituent 41 % de la FBCF. En revanche, l’investissement dans les produits agricoles, notamment les plantations de vignes et d’arbres fruitiers, a marqué un déclin, représentant seulement 5,8 % de la FBCF.

Des volumes en baisse et des prix en hausse

La FBCF en plantations a enregistré une chute de 27,8 % en volume depuis 1990, tandis que le prix des plantations a connu une forte appréciation, entraînée par l’augmentation des coûts des plants et de la main-d’œuvre. Actuellement, 83 % de cette FBCF provient du secteur viticole, qui a également subi une diminution de 18,9 % de la surface cultivée en vignes depuis 1990.

Impact sur le bétail et les stocks producteurs

Dans le domaine du bétail, la FBCF a baissé de 48,8 % en volume, conséquence directe d’une diminution du cheptel. De 8,6 millions de vaches en 1990, la France n’en compte plus que 7 millions aujourd’hui. Les variations de stocks, influencées par les rendements de l’année, ajoutent une couche de complexité à ces chiffres, avec notamment des fluctuations marquées en raison de la production viticole et céréalière, dont les stocks sont soumis à des variations significatives en fonction des récoltes.

Perspectives d’avenir

Les dispositifs de soutien à l’investissement, comme la dotation pour les jeunes agriculteurs, représentent environ 6,3 % de la FBCF. À l’avenir, le secteur devra faire face aux défis posés par la hausse des coûts des intrants, l’évolution des marchés et la nécessité d’intégrer davantage la technologie dans les pratiques agricoles. Les tendances observées dans l’agriculture française soulignent l’importance de la transition vers des méthodes de production plus durables pour assurer la compétitivité et la résilience du secteur.


Source : Publications nationales (www.insee.fr)

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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