Des inscriptions racistes reprenant le mot « remigration » ont été découvertes samedi 31 octobre sur des commerces de luxe à Paris, principalement rue Saint-Honoré. Le maire, Emmanuel Grégoire, a annoncé saisir la procureure de la République au titre de l’article 40 du code de procédure pénale et déposer plainte pour que les auteurs soient identifiés et poursuivis.

Des tags signalés rue Saint-Honoré
Les inscriptions ont été relevées sur des devantures protégées par des palissades en bois, dans le centre de la capitale. La Ville de Paris a indiqué que ses équipes de propreté intervenaient pour les effacer.
Dans un communiqué, la municipalité a estimé que ces tags reprenaient un mot d’ordre porté par des mouvements d’extrême droite et constituaient une incitation à la haine raciale. Emmanuel Grégoire a également dénoncé, sur le réseau X, le projet qu’il associe à la « remigration » et affirmé qu’il ne laisserait pas cette haine s’installer dans les rues de Paris.
Un terme associé à des expulsions de masse
Dans le courant politique qui l’emploie, le terme « remigration » désigne une politique d’expulsion de masse de personnes d’origine étrangère, selon les éléments rapportés par RFI. Le concept est notamment porté par des mouvements d’extrême droite en Europe, dont le parti allemand Alternative pour l’Allemagne (AfD).
La découverte des tags intervient dans un contexte de violences contre des magasins, que l’article situe en marge d’une mobilisation lycéenne et d’un mouvement social contre la vie chère. RFI rapporte que des responsables d’extrême droite attribuent ces dégradations à des étrangers venant des banlieues.
Jeudi 29 octobre, le préfet des Hauts-de-Seine avait pris des arrêtés pour interdire un colloque intitulé « Remigration : ouvrons le débat » ainsi qu’une manifestation prévue à Paris dimanche 1er novembre.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
Auteur : RFI
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