Un juge fédéral de Floride a rejeté, samedi 31 octobre 2026, la plainte en diffamation de Donald Trump contre le Wall Street Journal et Rupert Murdoch. Le président américain contestait un article consacré à une lettre qui lui était attribuée et qui aurait été destinée à Jeffrey Epstein en 2003. Le magistrat n’a pas statué sur l’authenticité du courrier, mais a estimé que Trump n’avait pas démontré que le journal savait son récit faux au moment de le publier. (apnews.com)

Une plainte rejetée sans possibilité de la modifier
Le juge Darrin P. Gayles a considéré que le Wall Street Journal avait mené une enquête suffisante et publié son article de bonne foi. Selon sa décision, Donald Trump n’a pas établi que le journal avait sciemment diffusé des informations fausses.
Le rejet est définitif : Trump ne pourra pas déposer une nouvelle version de sa plainte. Un premier rejet, en avril, lui avait permis de modifier son dossier et d’en soumettre une version amendée. Cette fois, le juge a mis fin à cette possibilité. (apnews.com)
Donald Trump avait nié être l’auteur de la lettre et engagé des poursuites contre le quotidien et son propriétaire, Rupert Murdoch. Il réclamait au moins 10 milliards de dollars de dommages et intérêts.
Une lettre attribuée à Trump, mais dont l’authenticité n’a pas été tranchée
Le Wall Street Journal avait révélé en 2025 l’existence de ce courrier, présenté comme une contribution à un livre d’or préparé pour le 50e anniversaire de Jeffrey Epstein. Selon le journal, Ghislaine Maxwell avait sollicité plusieurs dizaines de proches et de connaissances du financier pour y participer, dont Donald Trump, alors magnat de l’immobilier.
La lettre, rendue publique par des parlementaires démocrates, comprend du texte dactylographié et un dessin représentant une femme nue. Le message attribué à Trump met en scène un échange imaginaire avec Epstein et évoque des secrets partagés. Le juge Gayles n’a toutefois pas déterminé si Trump avait effectivement écrit ou signé le document. (washingtonpost.com)
La publication avait ravivé les interrogations sur les liens passés entre les deux hommes, que le HuffPost décrit comme ayant été proches pendant une quinzaine d’années. La décision judiciaire porte sur la plainte en diffamation : elle ne tranche pas l’authenticité de la lettre.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Maëlle Roudaut







