Une colère grandissante s’installe à Rennes, où les commerçants du centre-ville se mobilisent face aux récentes violences durant une manifestation. Le 17 octobre 2026, une action de protestation contre la hausse des prix a conduit à des scènes de vandalisme, laissant derrière elle un panorama de dévastation.

Ce qui s’est passé
La manifestation du 17 octobre a dégénéré à Rennes, entraînant des actes de pillage et de vandalisme. Plus de soixante commerces ont été saccagés, et dix jours plus tard, de nombreux établissements restent fermés ou ne peuvent ouvrir que partiellement. Cette situation alarmerait n’importe quel entrepreneur, mais le climat de peur et d’incertitude persiste, même à l’approche d’une nouvelle mobilisation prévue le 31 octobre.
Qui est concerné ?
Les commerçants du centre-ville de Rennes sont particulièrement touchés par ces événements. Sophie Juban, gérante de deux instituts de beauté, s’est faite porte-parole d’un collectif de professionnels, exprimant les craintes partagées par nombre d’entre eux. Pour eux, la situation dépasse les simples pertes financières ; il s’agit également d’un sentiment de sécurité et de sérénité indispensable à leur activité.
Ce que cela change localement
Les pertes de chiffre d’affaires pour ces commerçants ont été considérables, atteignant souvent 50 % voire 60 %. La peur de fréquenter le centre-ville a eu pour effet de dissuader les clients, notamment ceux qui ne résident pas dans la capitale bretonne. En réponse, le collectif de commerçants a lancé une pétition pour attirer l’attention sur leur situation, appelant à des mesures de soutien de la part des autorités locales. Ils exigent également la suspension de la Taxe locale sur la publicité extérieure, critiquant une politique qui ne semble pas prendre en compte la réalité économique actuelle.
Les prochaines étapes
Le collectif de commerçants espère que leurs demandes seront entendues par la mairie et la préfecture. Ils appellent aussi la population à soutenir les petits commerces en revenant faire leurs emplettes dans le centre-ville. La pétition, bien que modeste dans ses débuts, voit une adhésion croissante et pourrait devenir un outil puissant de représentation pour cette « majorité silencieuse ». Un appel est donc lancé à la solidarité locale : « Manifester est un droit, travailler en est un aussi, » rappelle Sophie Juban.
Cette situation illustre un climat socio-économique tendu, où les conséquences de la violence s’étendent bien au-delà des événements à proprement parler, touchant la vie quotidienne et l’économie locale des Rennais.
Source : 20Minutes – Actu Rennes
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