Le Conseil d’État a annulé, samedi 31 octobre 2026, la décision du tribunal administratif de Paris qui avait autorisé le parcours de la manifestation entre Bastille et Nation. L’interdiction préfectorale de cet itinéraire est donc rétablie, au terme d’une série de recours engagés à la veille de la mobilisation. (rtl.fr)

Un parcours au cœur d’une bataille judiciaire
La préfecture de police avait d’abord refusé le tracé Bastille-Nation demandé par les organisateurs. Ces derniers ont contesté cette décision, estimant qu’elle portait atteinte au droit de manifester. Ils ont aussi saisi la justice pour obtenir la publication de l’arrêté d’interdiction, qui leur avait jusque-là été annoncé oralement.
Une première procédure a conduit la préfecture à publier l’arrêté le vendredi 30 octobre, vers midi. Les syndicats de salariés et d’étudiants organisateurs ont ensuite déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris. Celui-ci a autorisé le parcours, mais le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé un recours devant le Conseil d’État.
La plus haute juridiction administrative a finalement annulé la décision du tribunal. L’interdiction du trajet dans le centre de Paris est ainsi maintenue. Cette décision, rendue le matin même de la manifestation, intervient après plusieurs étapes judiciaires et laisse peu de temps aux organisateurs et aux participants pour prendre connaissance de l’issue du recours.
Une journée sous surveillance
La manifestation parisienne s’inscrit dans une journée nationale de mobilisation lycéenne et contre la vie chère. Selon les autorités, près de 600 événements sont prévus dans toute la France. Les forces de l’ordre redoutent des débordements comparables à ceux observés le 17 octobre, et un dispositif de sécurité qualifié d’« exceptionnel » a été déployé.
Les opérations de maintien de l’ordre pourraient également être compliquées par des rassemblements liés à Halloween et par la présence annoncée de groupes d’ultradroite. Ces éléments sont présentés comme des risques par les autorités, alors que les cortèges se déroulent dans un contexte de forte tension.
Source : France 24 – Infos, news & actualités – L'information internationale en direct (www.france24.com)
Auteur : Inès EMPRIN
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