Trois dossiers internationaux ont marqué la nuit du vendredi 30 au samedi 31 octobre : des policiers ont été déployés devant le Tribunal constitutionnel polonais, Washington a approuvé une vente potentielle de missiles Patriot à l’Ukraine et Flávio Bolsonaro a expliqué avoir quitté le Brésil en invoquant des « persécutions ».

En Pologne, un bras de fer autour du Tribunal constitutionnel

Des forces antiémeutes ont été envoyées vendredi soir devant le Tribunal constitutionnel, dans un contexte de tensions entre le gouvernement du Premier ministre Donald Tusk et les magistrats de la haute juridiction. La crise oppose également l’exécutif aux anciens dirigeants du parti de droite Droit et Justice (PiS), rapporte la BBC.
Le ministre de la Justice, Waldemar Żurek, a indiqué avoir demandé la levée de l’immunité du président du Tribunal, Bogdan Święczkowski, et de son vice-président, Bartłomiej Sochański, afin de pouvoir engager des poursuites pénales contre eux. La présence policière est intervenue alors que la situation autour de la cour se tendait. (apnews.com)
Washington approuve une vente potentielle de missiles à Kiev
Le département d’État américain a donné son accord à une vente potentielle de 500 missiles intercepteurs Patriot à l’Ukraine, pour un montant estimé à 2,1 milliards de dollars. Selon les informations rapportées par The Hill, l’achat serait financé par des contributions de la Norvège, de l’Allemagne et du Canada, sans fonds américains.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souligné l’importance de ces intercepteurs pour contrer les missiles et les drones russes visant les villes du pays. L’approbation porte sur une vente potentielle ; les informations publiées ne précisent pas de calendrier de livraison. (apnews.com)
Flávio Bolsonaro dit avoir quitté le Brésil par crainte de persécutions
Après sa défaite face au président Luiz Inácio Lula da Silva au second tour de l’élection présidentielle brésilienne du dimanche 25 octobre, Flávio Bolsonaro affirme avoir gagné les États-Unis parce qu’il était victime de persécutions. Le sénateur, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, a déclaré lors d’un direct sur Instagram que celles-ci avaient commencé plus tôt qu’il ne le pensait.
D’après son récit, il a quitté le Brésil mardi 27 octobre et est arrivé en Floride mercredi, à bord d’un jet privé, après un passage par l’Argentine et l’Équateur. Il a relié son départ à l’annulation de ses passeports brésiliens dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent. Ces éléments sont présentés comme ses déclarations ; il affirme que cette procédure relève d’une persécution. (abc.net.au)
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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