À Berlin, Die Linke aborde son congrès du samedi 31 octobre sous pression. Le parti doit valider le compromis issu des discussions préliminaires avec les écologistes et les sociaux-démocrates, étape nécessaire à la poursuite du projet de coalition. Mais les accusations visant certains militants et les divisions internes fragilisent cette perspective, qui reste incertaine.

Elif Eralp confrontée aux accusations visant son parti
Elif Eralp, candidate pressentie pour devenir la prochaine maire de Berlin, est au centre des tensions. Depuis plusieurs semaines, des accusations d’antisémitisme visent des membres de Die Linke. Dans un texte transmis par erreur au magazine Der Spiegel en début de semaine, elle aurait confié craindre certains militants proches du parti et s’inquiéter pour sa famille.
Les liens de certains membres avec des figures propalestiniennes controversées sont également remis en avant. Des liens supposés avec le crime organisé sont aussi évoqués, sans être établis dans les éléments disponibles. Les conservateurs dénoncent la perspective d’une coalition de gauche à la tête de Berlin, tandis que des responsables écologistes et sociaux-démocrates expriment eux aussi des réserves.
Un vote attendu, malgré les divisions
Le congrès de Die Linke doit se prononcer sur le compromis trouvé lors des discussions préliminaires avec les Verts et le SPD. Une majorité en faveur de l’accord est attendue, mais l’adhésion des délégués ne suffira pas à garantir la formation d’un gouvernement commun.
Le débat est aussi interne au parti. Pour Elif Eralp, prendre ses distances avec les membres les plus radicaux pourrait provoquer une forte opposition. Des militants prévoient de manifester devant le lieu du congrès. Ils contestent les concessions qu’ils estiment déjà faites sur la reconnaissance d’Israël et la lutte contre l’antisémitisme.
La coalition reste à construire
La possibilité d’une autre alliance complique encore les discussions. Le mardi 27 octobre, les chrétiens-démocrates, battus lors des élections berlinoises, ont invité les écologistes et les sociaux-démocrates à discuter. Les échanges avec Die Linke ne sont donc pas la seule piste examinée.
Six semaines après le scrutin, l’issue des négociations reste ouverte. Même si le congrès approuve le compromis, la coalition entre Die Linke, les Verts et le SPD n’est pas encore acquise.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI







