Les plaques d’immatriculation « 2A » et « 2B » sont emblématiques de la Corse, mais leur signification est enracinée dans l’histoire tumultueuse de l’île. Ce système de numérotation, qui date de la réforme des départements en France dans les années 1700, est le reflet d’une évolution administrative particulière, ayant abouti à la division de la Corse en deux départements en 1976.

L’héritage administratif de la Corse
Jusqu’en 1976, la Corse était un unique département. Cependant, face aux enjeux administratifs et à la volonté de rapprocher les services de l’État des citoyens, le gouvernement a décidé de scinder l’île en deux entités : la Corse-du-Sud, avec Ajaccio comme préfecture, et la Haute-Corse, avec Bastia comme préfecture. Cette altercation géographique s’accompagne d’une évolution du système de numérotation, où des lettres ont été ajoutées pour remplacer un numéro censé être le 20. Le choix d’utiliser des lettres plutôt que de réassigner des numéros aux départements adjacents illustre une volonté pratique plutôt qu’une logique géographique.
Pourquoi « A » et « B » ?
Le « A » désigne Ajaccio, symbole du sud de l’île, tandis que le « B » fait référence à Bastia pour le nord. Ce choix n’est pas juste une question géographique, mais également un point marquant l’identité locale, chaque préfecture ayant ses particularités culturelles et économiques.
Une certaine nostalgie pour le numéro « 20 »
Avant l’officialisation de « 2A » et « 2B », la Corse s’était vue attribuer le numéro 20, qui a été en usage bien que de manière fluctuante jusqu’en 1975. Certains automobilistes en Corse conservent encore des plaques anciennes avec ce numéro, devenant ainsi une pièce de collection. Cette nostalgie témoigne d’un attachement à un passé qui est désormais révolu.
Les enjeux and perspectives actuels
La structure administrative actuelle a été mise en place sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, marquée par des tensions politiques et un désir de décentralisation. Aujourd’hui, la présence de ces identifiants sur les plaques d’immatriculation rappelle non seulement l’histoire de l’île, mais aussi les défis contemporains de l’autonomie et de l’identité corse. La reconnaissance de ces plaques éclaire également la nécessité de préserver les spécificités culturelles en faisant face à une France en constante évolution.
Source : Corse – L'actualité en continu – actu.fr
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