La conférence technique territoriale Ouest, organisée par le Cerema le 24 septembre 2026 à l’Université Gustave Eiffel de Bouguenais, a réuni une cinquantaine d’experts et gestionnaires de réseaux routiers pour discuter des mesures à adopter en matière de décarbonation des travaux routiers. Ce rassemblement visait à explorer des solutions innovantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à l’entretien des routes et à promouvoir l’utilisation de matériaux décarbonés.

Ce qui change

Les discussions ont mis en avant des défis cruciaux pour les collectivités, notamment la nécessité de combiner la réduction des coûts, le maintien d’un bon niveau de service du réseau routier et la décarbonation. Plusieurs outils, techniques et pratiques sont déjà en place ou en cours d’expérimentation, reflétant un engagement fort vers une transition écologique dans le domaine des travaux publics routiers.
Le contexte local
Étaient représentés des acteurs des régions Bretagne et Pays de la Loire, ainsi que du nord de la Nouvelle-Aquitaine. Le Directeur Territorial Ouest du Cerema, Samuel Meunier, a ouvert la session en soulignant l’urgence d’agir face au changement climatique, évoquant les objectifs de décarbonation qui doivent impérativement réduire les GES de 20 % d’ici 2030 pour l’entretien routier par exemple.
Les chiffres à retenir
Un des principaux outils discutés, développé par le Cerema pour le Conseil Départemental de Loire-Atlantique, prévoit de simuler divers scénarios d’entretien routier sur une période de 50 ans. Cet instrument permet d’évaluer l’impact de plusieurs leviers de décarbonation, comme l’utilisation de matériaux recyclés ou la réduction des températures de fabrication, en vue de bâtir des politiques d’entretien durables.
Ce que cela change pour le territoire
Les innovations présentées apportent des solutions concrètes pour les collectivités, permettant de concilier modernisation des infrastructures et respect de l’environnement. Le recours à des liants biosourcés, à des techniques à froid, et l’électrification des engins de chantier sont autant d’approches qui devraient entraîner une diminution significative des émissions de GES. Par exemple, un chantier d’ENEDIS en Bretagne a permis de réduire ses émissions de 21 % grâce à la valorisation des déchets et au réemploi sur site.
Les prochaines étapes
À l’issue des échanges, plusieurs dispositifs ont été mis en avant pour encourager les gestionnaires routiers et les entreprises de travaux publics à s’engager dans des projets de décarbonation. Parmi eux, le Comité d’Innovation Routes et Rues pour tester de nouvelles technologies, et le Projet National Infrastructures Décarbonées aux Enrobés à l’Émulsion, qui prévoit des chantiers pilotes à partir de 2027.
Ce qu’il faut retenir
Cette conférence a été un véritable tremplin pour les acteurs du secteur des travaux routiers, soulignant l’importance d’une coordination entre gestionnaires publics et entreprises pour une transition écologique réussie. L’engagement collectif et l’innovation sont désormais au cœur des stratégies de décarbonation des infrastructures routières.
Source principale : Cerema – Actualité (www.cerema.fr)
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