Une affaire judiciaire complexe demeure ouverte concernant une patiente de l’hôpital Necker à Paris, qui a éprouvé de graves complications après son accouchement, survenu en octobre 2019. Bien que près de sept ans se soient écoulés, la justice continue d’enquêter sur les circonstances entourant son hospitalisation en réanimation.

Ce qui s’est passé
Le 8 octobre 2019, une femme enceinte se rend à la maternité de l’hôpital Necker pour un accouchement programmé par césarienne, en raison d’une présentation par le siège de son bébé et d’un risque de macrosomie fœtale. Toutefois, une échographie a révélé que le bébé s’était retourné, ce qui a conduit les médecins à choisir une voie basse. Après une péridurale, l’accouchement s’est déroulé sans encombre à 4h55 le lendemain, mais les complications ont rapidement suivi.
Les complications médicales
À partir du 9 octobre, la patiente commence à ressentir de violentes douleurs et développe un déficit moteur dans les jambes. Le 11 octobre, elle subit deux crises convulsives et est alors diagnostiquée suspecte d’une thrombose veineuse cérébrale, mais aucun traitement n’a été mis en place immédiatement. Ce n’est qu’après une deuxième crise le lendemain qu’elle est transférée en réanimation. Elle y demeure jusqu’au 16 octobre, puis est hospitalisée en neurologie jusqu’au 21 octobre.
Les enjeux judiciaires
Cette affaire a déclenché une procédure judiciaire visant à déterminer les causes de la thrombose. Un collège d’experts médicaux a été mis en place, mais son rapport de septembre 2022 n’a pas pu établir de manière définitive la responsabilité, envisageant à parts égales l’implication de la césarienne et d’une éventuelle brèche de la dure-mère due à l’anesthésie. La patiente se dit insuffisamment informée des risques associés à son opération.
Les exigences d’indemnisation
Actuellement, la patiente réclame une indemnisation s’élevant à plus de 376 000 euros pour préjudices physiques, conséquences professionnelles et pour des besoins d’assistance. La décision du tribunal administratif de Paris en 2024, qui avait condamné l’AP-HP à verser 5 000 euros et l’ONIAM 18 887 euros, n’a pas satisfait les parties impliquées. Un nouvel appel a été formulé, et la cour administrative d’appel souhaite obtenir un nouvel avis technique pour clarifier les circonstances des complications médicales.
Les prochaines étapes
La justice administrative, par sa décision du 7 octobre 2026, a demandé des éclaircissements supplémentaires sur l’origine des complications de la patiente, laissant ainsi la porte ouverte à des développements futurs dans cette affaire. La cour a suspendu son jugement sur les responsabilités et les demandes d’indemnisation tant qu’une nouvelle expertise n’a pas été réalisée.
Source : Actu Paris – L'actualité locale – actu.fr
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