Le dimanche 25 octobre 2026, la ville d’Aubervilliers, située en Seine-Saint-Denis, a été le théâtre d’une marche blanche en hommage à Pengo Bossio Wangi, un jeune homme de 26 ans victime d’un attentat raciste survenu à Trappes. Pratiquant les arts martiaux mixtes (MMA), Pengo a été tué de sang-froid par un homme de 39 ans, inconnu des services de renseignement, qui souffrait de schizophrénie.

Ce qui s’est passé
Le drame a eu lieu lors d’un attentat raciste et islamophobe, meurtrier mais également lourd de signification pour la communauté locale. Au cours de la marche, plusieurs centaines de personnes, comprenant amis, famille, élus et anonymes, ont défilé de la mairie jusqu’à une église d’Aubervilliers, exprimant leur chagrin et leur colère face à la montée du racisme et à la violence qui en résulte. La banderole portée par ses proches proclamait : « Tu resteras à jamais dans nos cœurs », témoignant de l’impact que Pengo a eu sur la vie de ceux qui l’entouraient.
Ce que l’on sait
La scène était empreinte d’un silence poignant alors que le maire d’Aubervilliers, Sofienne Karroumi, s’est adressé à la foule, dénonçant les actes de haine et affirmant que la communauté ne baissera jamais la tête face au racisme. Plusieurs témoignages ont également rappelé que la victime était « au mauvais endroit, au mauvais moment, avec la mauvaise couleur de peau ». Les camarades de Pengo ont partagé leurs souvenirs d’un ami « toujours souriant » et passionné par le MMA, ce qui souligne d’autant plus l’absurdité de sa perte.
Ce que cela change localement
Ce tragique événement a eu un écho particulièrement fort dans les esprits, éveillant une prise de conscience sur la nécessité de lutter contre la haine et l’intolérance. Des pancartes brandies lors de la marche dénonçaient certains médias comme Cnews et BFM, accusés de favoriser un climat propice à la violence. Les participants ont clairement exprimé leur volonté de résister aux discours haineux et de promouvoir un vivre-ensemble pacifique.
Les prochaines étapes
À ce jour, l’enquête sur l’attentat est en cours, mais beaucoup s’interrogent sur les mesures à prendre pour empêcher que de tels événements ne se reproduisent. Des discussions sur l’éducation à la tolérance et la médiatisation des discours de haine sont d’ores et déjà engagées parmi les élus et les associations locales. De plus, des rendez-vous pour des forums de discussion sur la lutte contre le racisme sont envisagés dans un avenir proche, dans l’espoir de favoriser le dialogue et de renforcer la solidarité entre les diverses communautés d’Aubervilliers.
Source : Actu Paris – L'actualité locale – actu.fr
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