Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France pour l’année 2025 se chiffrent à 398 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq). Parallèlement, l’empreinte carbone du pays est estimée à 571 Mt CO2 éq. Ces chiffres révèlent à la fois les émissions directes des ménages et celles issues des activités économiques françaises.

Ce qui s’est passé
En 2025, les ménages français ont émis 100 Mt CO2 éq, représentant près de 25 % des émissions totales, principalement par le biais de combustibles fossiles pour le chauffage et les transports. De leur côté, les activités économiques ont contribué à hauteur de 298 Mt, dont 175 Mt sont destinées à la demande intérieure et 123 Mt à des biens exportés. Dans l’ensemble, la réduction des émissions de GES s’élève à 1,7 % par rapport à l’année précédente, marquant une baisse continue depuis 2022.
Les éléments à retenir
Malgré une diminution des émissions, la France doit faire face à une hausse continue de ses importations de biens et services, qui entraînent une production estimée à 455 Mt CO2 éq. Parmi celles-ci, 296 Mt sont directement liées à la demande intérieure française. L’empreinte carbone, qui inclut également les émissions des ménages (100 Mt) et celles des activités économiques (175 Mt), révèle une dépendance significative envers les importations.
La suite
Les évolutions des émissions montrent un ralentissement, avec un PIB en légère augmentation de 0,8 % en 2025, après une croissance de 1,5 % en 2024. Ce découplage entre la production économique et les émissions de GES est significatif, soulignant l’engagement de la France vers une économie plus verte. L’examen des différentes branches d’activité révèle que l’industrie manufacturière est la principale responsable de cette baisse, surtout grâce à la décarbonation des énergies utilisées.
En conclusion, bien que la tendance générale des émissions soit en baisse, l’empreinte carbone reste quasiment stable, incitant à un questionnement sur l’avenir de la politique environnementale française et la nécessité de stratégies plus ambitieuses pour atteindre des objectifs climatiques à long terme.
Source : Publications nationales (www.insee.fr)
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