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Israël aux urnes le 27 octobre : Netanyahu face au casse-tête des coalitions

Mardi 27 octobre 2026, quelque 7,3 millions d’Israéliens sont appelés à élire les 120 membres de la Knesset. Le scrutin se joue dans un paysage politique fragmenté, où aucun parti ne peut gouverner seul et où la formation d’une coalition sera déterminante. Pour Benyamin Netanyahu, Premier ministre sortant, l’élection constitue un test majeur. (main.knesset.gov.il)

Protesters hold signs at a rally, expressing political views and dissent.
Mico Medel · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Un scrutin national à la proportionnelle

French national flag waving on flagpole under a bright clear blue sky in Le Pouliguen.
SEBASTIEN PROUVOST · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Les électeurs votent pour des listes de partis dans une circonscription unique couvrant tout le pays. Le nombre de sièges attribué à chaque formation dépend de son score, sous réserve du seuil électoral fixé à 3,25 %. Les partis qui le dépassent peuvent obtenir des élus à la Knesset ; les listes qui restent en dessous n’y sont pas représentées.

Des accords conclus avant le vote permettent aussi aux partis de répartir entre eux des voix excédentaires. Le seuil limite le nombre de formations présentes au Parlement, mais laisse subsister un paysage politique composé de plusieurs partis susceptibles de peser dans les négociations.

Le vote se tient principalement en Israël : les citoyens vivant à l’étranger doivent généralement se déplacer dans le pays pour participer au scrutin, à l’exception de certaines catégories comme les diplomates et les émissaires.

La majorité dépendra des alliances

Avec 120 sièges, la Knesset exige 61 élus pour une majorité absolue. Aucun parti n’a jusqu’ici remporté seul cette majorité, ce qui rend les coalitions indispensables. Les petites formations peuvent donc devenir décisives pour permettre à un bloc de gouverner.

Après la désignation d’un Premier ministre, celui-ci dispose de 28 à 42 jours pour tenter de réunir une coalition. Si sa démarche échoue, deux autres candidats peuvent essayer à leur tour avant une éventuelle dissolution du Parlement et la convocation de nouvelles élections.

Ces négociations impliquent souvent des concessions. Les partis religieux cherchent notamment à préserver les financements de leurs établissements d’étude et les exemptions de service militaire accordées à leurs étudiants. Les partis arabes, eux, sont décrits comme marginalisés dans les alliances gouvernementales.

Des électorats aux priorités différentes

La diversité de la société israélienne se reflète dans les partis et les coalitions. Les électeurs laïcs, estimés à 40-45 % de la population juive, votent plutôt au centre ou à gauche. Le coût de la vie et la question du service militaire des ultra-orthodoxes figurent parmi leurs préoccupations.

Les ultra-orthodoxes, évalués à 13-14 % de la population, forment un électorat organisé autour de leurs dirigeants religieux. Les électeurs traditionalistes, souvent issus de familles séfarades, constituent historiquement une base de la droite populaire. Près d’un million de russophones sont également décrits comme attachés à une ligne sécuritaire ferme, tout en étant laïcs.

Les Arabes israéliens représentent environ 21 % de la population. Cette catégorie rassemble des communautés diverses, notamment musulmanes, chrétiennes, bédouines et druzes. Leurs suffrages se répartissent entre partis arabes, formations de gauche ou du centre, tandis que l’abstention est souvent élevée.

Deux blocs et des partis en balance

Trente-quatre partis ont déposé des listes, mais une dizaine seulement auraient une chance réelle d’entrer à la Knesset. Deux formations se sont retirées, dont Bleu Blanc, le mouvement de Benny Gantz.

Dans le camp de la coalition sortante, le Likoud de Benyamin Netanyahu côtoie Otzma Yehudit, dirigé par Itamar Ben-Gvir, le Sionisme religieux de Bezalel Smotrich et les partis ultra-orthodoxes Shass et Yehadout HaTorah.

L’opposition rassemble notamment Yashar!, le parti de l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, ainsi que l’alliance BeYahad de Naftali Bennett et Yair Lapid. Yisrael Beytenou, formation de droite laïque menée par Avigdor Lieberman, et les Démocrates, issus d’une alliance entre travaillistes et Meretz, figurent aussi dans ce bloc.

Le parti des réservistes et le mouvement de droite Amkha Israël pourraient ne pas franchir le seuil, selon les sondages cités par RFI. Deux formations arabes, la Liste unifiée et Ra’am, menée par Mansour Abbas, présentent des approches différentes. Leur poids, comme celui des autres petites listes, pourrait compter dans la course à la majorité.


Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Michel Paul

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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