La mobilisation du samedi 24 octobre a confirmé l’ampleur de la contestation, malgré un encadrement policier renforcé et des restrictions visant certains rassemblements. Les estimations divergent fortement : la CGT fait état de 800 000 participants en France, tandis que le ministère de l’Intérieur en a recensé 410 000. Sébastien Lecornu doit désormais répondre aux revendications, alors que de nouvelles mobilisations sont annoncées.

Une mobilisation importante, des chiffres contestés

Après les violences et les pillages du 17 octobre, l’exécutif avait renforcé le dispositif de sécurité autour des manifestations. Le président Emmanuel Macron avait notamment demandé l’interdiction des rassemblements non syndicaux. Dans plusieurs villes, l’organisation des cortèges autorisés a également été compliquée par les décisions préfectorales.
Ces mesures n’ont pas empêché les manifestants de se mobiliser à nouveau. La CGT estime leur nombre à 800 000 dans le pays, dont 250 000 à Paris. Le ministère de l’Intérieur a pour sa part comptabilisé 410 000 personnes au total, contre 550 000 lors de la journée précédente, le 17 octobre. (interieur.gouv.fr)
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est félicité du déroulement des cortèges. La journée n’a toutefois pas été sans conséquences : de nouveaux blessés graves ont été signalés, sans précision sur leur nombre dans les éléments disponibles.
Le gouvernement attendu sur les revendications
Les demandes exprimées par les manifestants portent notamment sur le pouvoir d’achat, les services publics et la justice fiscale et sociale. Les organisations lycéennes et étudiantes doivent être reçues à Matignon par Sébastien Lecornu lundi 26 octobre, après plus d’un mois de blocus. Elles attendent des réponses concrètes du Premier ministre.
À ce stade, les pistes évoquées restent limitées. Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur d’une réforme en profondeur de Parcoursup, après avoir rencontré des représentants lycéens vendredi. Une hausse anticipée du SMIC serait également à l’étude, selon des informations attribuées à des sources de l’exécutif. Cette mesure figure parmi les revendications de la CGT, mais aucune décision n’est annoncée dans les éléments disponibles.
De nouveaux rendez-vous annoncés
La contestation pourrait se poursuivre dans les prochains jours. Des groupes se réclamant des Gilets jaunes ont annoncé une nouvelle mobilisation samedi 31 octobre. Les syndicats prévoient une journée de grèves et de manifestations jeudi 5 novembre.
Les organisations étudiantes et lycéennes, de leur côté, disent envisager la reprise des blocus et des rassemblements à partir du lundi 2 novembre, à la fin des vacances scolaires, si elles jugent insuffisantes les réponses du gouvernement. La rencontre prévue à Matignon lundi constitue donc une première étape attendue, mais son issue reste incertaine.
Présent dans le cortège parisien, Jean-Luc Mélenchon a appelé Emmanuel Macron à répondre aux revendications. La pression porte désormais sur l’exécutif, qui doit tenter de trouver des réponses dans un contexte où de nouvelles journées de mobilisation sont déjà annoncées.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Anthony Berthelier







