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Des agriculteurs wallons laissent des épis sur pied pour soutenir la faune aviaire en hiver

En Wallonie, une initiative louable émerge parmi les agriculteurs qui choisissent de laisser certaines parcelles de céréales non récoltées durant l’hiver, contribuant ainsi à la survie des oiseaux pendant cette période difficile. Cette pratique, observée dans le Brabant wallon, permet d’apporter une source de nourriture indispensable pour les oiseaux lorsque les ressources naturelles se raréfient.

A tractor operating in foggy farmland, Isola della Scala, Italy.
Serena Koi · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Une tradition ancrée dans le paysage agricole

Depuis plus de trente ans, des agriculteurs wallons, comme Louis Dumont de Chassart, adoptent cette approche tout en tenant compte des défis environnementaux. Ils sélectionnent des zones moins productives ou plus humides, où les coûts d’intrants sont plus élevés, pour offrir ces réserves alimentaires aux oiseaux. Selon Dumont de Chassart, « on fait notre calcul d’un point de vue agronomique et environnemental » pour décider des parcelles à laisser en jachère.

L’importance de ces réserves alimentaires

Avec l’arrivée de l’hiver et la chute des températures, ces bandes de céréales vont devenir cruciales pour les oiseaux. Comme l’indique l’ornithologue Arnaud Laudelout, « c’est vraiment critique pour les oiseaux agricoles d’avoir de la nourriture en hiver ». Les épis laissés sur pied permettent aux oiseaux non seulement de s’alimenter directement, mais aussi d’accéder aux graines qui tombent au sol, offrant ainsi un soutien vital à des espèces de plus en plus menacées dans les paysages agricoles.

Une stratégie contre les nuisibles

Mais l’objectif de ces agriculteurs va au-delà de l’alimentation des oiseaux. En encourageant la diversité aviaire sur leurs terres, ils espèrent également favoriser les auxiliaires naturels des cultures. La présence d’oiseaux peut contribuer à réguler certaines populations d’insectes nuisibles et de mauvaises herbes, réduisant ainsi le besoin d’utiliser des produits chimiques. Cela s’inscrit dans une démarche de durabilité, essentielle pour l’agriculture moderne.

Espèces menacées à préserver

Afin de mettre en lumière l’impact positif de cette initiative, on constate que certaines espèces d’oiseaux, devenues rares dans les plaines wallonnes, peuvent profiter de ces espaces. Parmi elles, le Bruant proyer, particulièrement vulnérable, trouve refuge dans ces zones dédiées. Cette démarche atteste d’une prise de conscience collective sur la nécessité de concilier agriculture et préservation de la biodiversité.


Source : – Météo

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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