La journée de mobilisation du samedi 24 octobre 2026 se déroule sous forte surveillance, après les débordements et pillages signalés lors des manifestations du 17 octobre. À la mi-journée, le ministère de l’Intérieur faisait état de 135 interpellations sur le territoire, sans incident majeur recensé à ce stade. Plusieurs médias étrangers suivaient les rassemblements en direct.

Un important dispositif de sécurité
Le New York Times rapportait le déploiement d’environ 70 000 policiers et gendarmes, avec des renforts militaires, des véhicules blindés et des hélicoptères. Le quotidien indiquait également que des manifestations étaient interdites dans les centres-villes du Havre, de Toulon et de Nice.
À Paris, le parcours de la manifestation a été modifié par la préfecture de police. Initialement prévu entre les places de la Bastille et de la Nation, le cortège devait finalement relier la Porte d’Italie à la Porte de Vincennes, en bordure de la capitale. Ce changement a suscité la contestation de participants.
El País signalait par ailleurs la fermeture de 24 stations de métro depuis 9 heures et des commerces fermés. Malgré ces restrictions, des milliers de personnes ont rejoint le rassemblement parisien. La journaliste du New York Times Catherine Porter décrivait une foule dense et des manifestants mécontents du changement d’itinéraire. Parmi eux, Vincent Charache, employé municipal venu de Nevers, estimait que cette décision visait à décourager la mobilisation.
À Orléans, une manifestation contre le RN
La mobilisation s’est aussi concentrée à Orléans, où le Rassemblement national tenait son congrès pour lancer la candidature présidentielle de Marine Le Pen. Selon le journal suisse Le Temps, des manifestants s’y sont rassemblés contre le parti et la vie chère.
À midi, la préfecture avait comptabilisé 11 000 participants ; les organisateurs en revendiquaient 26 000. Le rassemblement s’est terminé dans le calme, selon les informations rapportées dans la journée.
Des mobilisations observées dans plusieurs pays
La presse internationale a également rapproché ces événements de mouvements sociaux en Espagne, en Belgique, en Autriche, en Albanie, au Portugal et en Italie. Un journaliste de La Repubblica mettait notamment en avant le sentiment de marginalisation d’une partie de la jeunesse et son désir de trouver sa place dans la société. Il y voyait une contestation différente des mouvements étudiants associés à Mai 68.
Les chiffres et les bilans mentionnés ici correspondent aux informations rapportées à la mi-journée du 24 octobre 2026.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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