En déplacement à Trappes le vendredi 23 octobre, après la fusillade qui a fait un mort et cinq blessés dans les Yvelines, Emmanuel Macron a dénoncé un « attentat » motivé par une idéologie raciste. Le président a parlé d’un « tournant » et appelé à l’unité, tandis que le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête.

Macron appelle à ne pas « baisser la tête »
Le chef de l’État s’est rendu à Trappes après les tirs survenus dans la journée. Il a estimé que l’attaque marquait un tournant, affirmant qu’il s’agissait, selon lui, de la première fois qu’un acte terroriste était planifié pour tuer des personnes en raison de leur couleur de peau ou de la religion qui leur est attribuée.
Emmanuel Macron a appelé à ne « rien céder » face aux idées susceptibles, selon lui, de justifier de tels actes. Il a également exhorté à préserver « la concorde » et « l’unité », en mettant en garde contre la peur et la colère.
Une enquête antiterroriste ouverte
La fusillade a fait un mort et cinq blessés, dont trois grièvement atteints, selon les éléments rapportés dans la journée. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a indiqué qu’une fillette de 12 ans se trouvait alors entre la vie et la mort. Il a qualifié les faits d’attentat à connotation raciste, possiblement islamophobe, tout en appelant à la « concorde républicaine ».
Le parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Les investigations portent également sur la possibilité que les victimes aient été visées en raison de leur appartenance, réelle ou supposée, à une race, une ethnie, une nation ou une religion.
Le parquet a aussi retenu des qualifications liées à la détention d’une arme de catégorie A et à une association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes contre les personnes. À ce stade, il s’agit des chefs d’enquête annoncés par le PNAT.
Le domicile du suspect piégé
Lors d’une perquisition à l’appartement du suspect, situé à Plaisir selon une source policière citée dans le direct, les enquêteurs ont découvert un dispositif de piégeage. Le PNAT a décrit trois bouteilles de gaz reliées à des fils électriques connectés à un minuteur.
Un membre de l’entourage familial direct du suspect a également été placé en garde à vue, selon le parquet antiterroriste. Le maire de Trappes a, de son côté, salué l’action des forces de l’ordre et appelé à la désescalade.
Source : France 24 – Infos, news & actualités – L'information internationale en direct (www.france24.com)
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