La Paris Games Week se tient du 22 au 25 octobre au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris, alors que les pillages du 17 octobre restent dans les esprits. Plusieurs boutiques de jeux vidéo et de culture pop ont été touchées par les violences, selon les témoignages recueillis au salon. Pour certains professionnels, l’inquiétude se double déjà de mesures destinées à protéger leurs équipes et leurs magasins.

Un salon maintenu, avec des précautions renforcées
La convention n’a pas été annulée. Des agents de sécurité privée ont toutefois été déployés dans les allées, notamment à proximité de grandes enseignes. Un visiteur dit apprécier leur présence, tandis qu’une étudiante condamne les attaques visant des commerces et des particuliers.
Le 17 octobre, quelque 3 000 commerces auraient été pillés. Les boutiques de jeux vidéo et de pop culture figurent parmi les établissements touchés, alors que leurs stocks peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Des magasins détruits et des activités suspendues
Le Coin des Barons, chaîne de sept magasins spécialisés dans les cartes à collectionner, a subi de lourdes pertes. Son directeur commercial, Florian Saunier, rapporte que les locaux de Marseille ont été détruits et vidés, tandis que le magasin de Lille a été incendié. Selon lui, l’enseigne ne pourra pas rouvrir à la même adresse dans cette ville.
Pour limiter les risques en cas de nouvelles violences, l’entreprise prévoit de garder ses boutiques fermées lors des prochains week-ends et a recruté des agents de sécurité. Ces mesures entraînent des frais supplémentaires et empêchent l’organisation de tournois, explique Florian Saunier. Il décrit la disparition d’un lieu de rencontre pour les joueurs, tout en indiquant que l’entreprise reçoit le soutien de ses clients et de concurrents. Il juge également l’attitude des assureurs compréhensive.
La convention comme lieu de rassemblement
Dans les allées du salon, le député Renaissance Denis Masséglia, président d’un groupe d’études sur les jeux vidéo à l’Assemblée nationale, a exprimé son émotion face aux destructions. Ancien commerçant dans le rétrogaming, il voit dans la convention une occasion pour les passionnés de se retrouver. Il était présent avec son collègue Sacha Houlié.
Nicolas Vignolles, coorganisateur de la Paris Games Week, insiste lui aussi sur la dimension conviviale de l’événement. Il souhaite préserver un rendez-vous populaire où les visiteurs, notamment les jeunes, peuvent partager leur passion, alors que des professionnels du secteur font face aux conséquences des pillages.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : leJDD







