La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et la Confédération des États du Sahel (AES) ont engagé à Dakar des discussions sur leurs relations futures. La rencontre, tenue le 17 octobre 2026, a débouché sur la création de groupes de travail chargés de préparer un accord-cadre de coopération. Aucun accord final n’a été conclu à ce stade. (diplomatie.gouv.sn)

Une première rencontre ministérielle depuis le retrait des trois pays

Les délégations se sont réunies au Sénégal six jours avant la publication de l’article de Courrier international, datée du 23 octobre 2026. La date indiquée dans le texte fourni — le 17 septembre — ne correspond pas aux informations publiées par le ministère sénégalais des Affaires étrangères et la Cedeao, qui situent la réunion au 17 octobre 2026. (diplomatie.gouv.sn)
La rencontre a réuni les représentants de la Cedeao et de l’AES, qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Selon le ministère sénégalais, il s’agissait de leur première réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères depuis le retrait officiel des trois États de la Cedeao. Celle-ci compte désormais 12 membres. (diplomatie.gouv.sn)
Les deux organisations avaient déjà mené des consultations à Bamako. La réunion de Dakar devait poursuivre ces échanges et définir des principes pour encadrer la coopération à venir, sans remettre en cause les choix respectifs des parties, indique le ministère sénégalais. (diplomatie.gouv.sn)
Des groupes de travail pour préparer un accord
À l’issue de la réunion, les délégations ont convenu de mettre en place des groupes de travail thématiques conjoints. Leur mission sera de mener des discussions techniques afin de préparer un accord-cadre entre la Cedeao et l’AES. Les résultats de leurs travaux devront être examinés par les ministres lors d’une prochaine session, selon le compte rendu de Koaci. (koaci.com)
Le calendrier de cette prochaine étape n’est pas fixé : Koaci précise que la date et le lieu seront déterminés après des consultations diplomatiques. Le ministère sénégalais évoque, lui aussi, une série de réunions destinée à aboutir progressivement à un cadre de partenariat dans les domaines d’intérêt commun. (koaci.com)
Un enjeu économique au-delà des désaccords politiques
La coopération envisagée concerne deux ensembles dont les relations économiques restent liées. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, pays enclavés, dépendent de corridors de transport qui les relient aux ports et aux marchés des États côtiers. La préservation de ces échanges constitue donc un enjeu concret des discussions, malgré la rupture politique entre les deux organisations.
La réunion de Dakar ouvre ainsi un processus de dialogue, mais ses résultats restent à construire. Les groupes de travail doivent encore préciser les domaines de coopération et préparer le texte qui sera soumis aux ministres.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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