Une délégation de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) a récemment effectué une visite en France alors qu’une escalade de violence se produisait en Cisjordanie occupée. Cette mission visait à renforcer les liens de solidarité et à promouvoir les droits du peuple palestinien, dans un contexte marqué par des agressions répétées contre des membres de la communauté internationale.

Ce qui s’est passé

Le samedi 17 octobre 2026, une délégation européenne, comprenant des élus locaux et des représentants des cultes, a été attaquée par des colons israéliens alors qu’elle se trouvait en Cisjordanie occupée sous protection consulaire. Le maire d’Aulnoye-Aymeries, Bernard Baudoux, a été particulièrement touché, ayant subi une agression violente. L’archevêque de Cambrai, Vincent Dollmann, faisait également partie de cette délégation. La veille, une correspondante du Washington Post, Heidi Levine, avait déjà été rouée de coups dans la région.
Ce que l’on sait
Les incidents ne semblent pas être des cas isolés, mais plutôt le reflet d’une politique de violence généralisée orchestrée par des colons israéliens. Cette dynamique repose sur des idéologies suprémacistes et racistes, soutenues par des figures du gouvernement israélien, comme Itamar Ben Gvir. Le rapport indique que les Palestiniens subissent cette terreur quotidiennement, en particulier durant la période de récolte des oliviers. Pour la seule journée du 17 octobre, 40 attaques ont été recensées, impliquant tant des colons que l’armée israélienne.
De l’autre côté, des voix s’élèvent en Israël contre ces violences. Le Parti Communiste Français (PCF) et la coalition Hadash dénoncent fermement le terrorisme des colons. Gadi Eizenkot, un ancien chef d’État-major de l’armée israélienne et actuel dirigeant d’un parti de centre droit, a également condamné ces actes. Cependant, la réponse du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a été jugée faible et indigne, soulignant un effondrement politique et moral du gouvernement français face à cette violence.
Les éléments à retenir
Dans ce contexte tendu, la présence de la délégation de l’OLP en France revêt une grande importance. Ce voyage avait pour but d’intensifier les échanges et les actions communes avec le PCF, dans le cadre de l’alliance internationale pour les droits du peuple palestinien. Au cours de leur séjour, les représentants de l’OLP ont participé à des rencontres avec des membres du PCF et des élus du Val-de-Marne, notamment à la mairie de Vitry.
Le PCF a récemment publié un communiqué de soutien à l’OLP concernant le report des élections palestiniennes, insistant sur le fait que la responsabilité en incombait au gouvernement israélien en tant que puissance occupante. Dans le cadre de cette visite, l’OLP a également présenté le site marsad.ps, qui documente les violations des droits humains contre les Palestiniens. Une version française de ce site est en cours de développement.
La suite
Le renforcement de la coopération avec l’OLP, reconnue par l’ONU comme la seule représentante légitime du peuple palestinien, est un des axes prioritaires découlant du 40e congrès du PCF. Cette démarche vise à défendre les droits des Palestiniens et à promouvoir leur droit à un État libre et souverain, dans le cadre du droit international et de la solution à deux États.
Source : L'actualité du PCF (www.pcf.fr)
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Auteur : Léna Mons







