Les pillages et dégradations des 17 et 18 octobre ont frappé des commerces parisiens, particulièrement autour de la place de la République. Au 21 octobre, la Ville de Paris recensait 283 commerces vandalisés, sans chiffrage public du coût total des dégâts. Pour les professionnels concernés, la remise en état des rues s’accompagne désormais d’un dispositif d’aide aux démarches et à la reprise d’activité.

Des dégâts encore en cours d’évaluation

Les violences ont touché plusieurs quartiers de la capitale, avec un épicentre autour de République. Les commerçants doivent faire face aux vitrines brisées, aux biens volés ou détériorés et, pour certains, à une activité interrompue. Le bilan de 283 commerces vandalisés, publié par la Ville, porte sur Paris et ne signifie pas que tous ont été pillés. L’évaluation précise des dommages à l’espace public était encore en cours au 21 octobre.
La Ville n’a pas publié de montant global des pertes commerciales ni du coût des réparations. Il n’est donc pas possible, à ce stade, de mesurer la facture totale pour les professionnels ou pour les finances municipales.
Nettoyage des rues et réparations
Depuis la nuit du 17 au 18 octobre, les équipes municipales nettoient les chaussées et les trottoirs, enlèvent les débris et interviennent sur les espaces publics dégradés. La Ville indique que près de 2 000 agents de la propreté ont été mobilisés. Des passages réguliers sont prévus dans les secteurs les plus touchés pour retirer les éclats de verre et les résidus d’incendie qui pourraient subsister.
Autour de République et dans plusieurs quartiers voisins, les interventions concernent aussi le dégraffitage et le mobilier urbain. La Ville annonçait que le nettoyage de la statue de la place de la République devait être finalisé jeudi 22 octobre. Les commandes de mobilier destiné à remplacer ou réparer les équipements abîmés ont été lancées, sans calendrier de livraison communiqué.
Un accompagnement pour les commerces touchés
La Ville a mis en place une cellule d’urgence pour recenser les dégâts, aider aux démarches administratives et assurantielles et faciliter la reprise d’activité. Les commerçants peuvent appeler le 0 800 73 04 92. La Chambre de commerce et d’industrie de Paris propose aussi un accompagnement individuel, notamment pour les déclarations à l’assurance, les tensions de trésorerie, les questions juridiques ou les demandes liées à une baisse d’activité.
La Ville propose par ailleurs, avec le Barreau de Paris, des consultations juridiques gratuites dans les mairies d’arrondissement, notamment sur l’assurance et les difficultés de trésorerie. L’association APESA Paris offre un soutien psychologique gratuit et confidentiel aux commerçants et chefs d’entreprise en détresse. Ces dispositifs sont des aides à l’accompagnement : ils ne constituent pas, à eux seuls, une indemnisation automatique des pertes.
Des démarches à engager sans attendre
Pour les professionnels concernés, les consignes publiées par la Ville sont de réunir les preuves des dommages, déposer plainte puis déclarer le sinistre à l’assureur. Une demande d’indemnisation auprès de la Préfecture de police peut également être envisagée selon la situation. La CCI peut aider à constituer le dossier et à identifier les interlocuteurs adaptés.
Pour les habitants et usagers du quartier, les conséquences immédiates concernent surtout les commerces endommagés et les opérations de nettoyage dans l’espace public. La Ville indique que ses équipes poursuivent les interventions ; elle n’a pas encore annoncé de bilan financier final ni de date de réouverture pour les commerces concernés.
Source principale : Libération (www.liberation.fr)
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Auteur : Julie Brafman







