Dans une chronique publiée le 21 octobre 2026, leJDD critique le déplacement d’Emmanuel Macron dans le Golfe, mené alors que des émeutes venaient de secouer la France. Le texte met en cause le choix du moment et la stratégie du président, qui associe sécurité énergétique et coopération militaire avec les États de la région. La tournée s’est déroulée du 19 au 21 octobre, au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar, selon l’Élysée. (elysee.fr)

Un déplacement contesté en pleine crise intérieure

Le chroniqueur reproche à Emmanuel Macron d’avoir pris la route du Golfe après avoir évoqué à la télévision les conséquences du conflit régional sur le coût de la vie et la nécessité de sécuriser les approvisionnements français en pétrole et en gaz. Il oppose cette démarche aux violences du week-end, que le président avait condamnées, et juge que le départ du chef de l’État donne une image d’impuissance face au désordre intérieur.
Il s’agit d’une appréciation éditoriale : le texte ne présente pas une enquête sur les causes des émeutes, mais une critique de la réponse politique et de la communication présidentielles. Le chroniqueur estime notamment que l’exécutif affiche de la fermeté dans ses déclarations, tout en laissant sans réponse la question de la gestion des troubles.
Énergie et défense au cœur de la tournée
La chronique décrit le déplacement comme une démarche de recherche d’approvisionnements en hydrocarbures, notamment en diesel, en contrepartie d’une coopération sécuritaire. Elle évoque la présence de Rafale à Abou Dhabi et des renforts envisagés pour protéger le terminal de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis, situé sur le golfe d’Oman. Le texte mentionne également des moyens de défense attribués à l’Arabie saoudite pour protéger ses infrastructures énergétiques sur la mer Rouge.
Le chroniqueur met en doute la portée de ces engagements. Il souligne la difficulté, selon lui, de promettre une protection aux partenaires du Golfe tout en excluant une implication dans la guerre. Il rappelle qu’une vingtaine de pays, dont la France, s’étaient déclarés prêts à contribuer aux efforts pour accompagner la réouverture du détroit d’Ormuz, mais critique le décalage entre ces annonces et une intervention seulement envisagée après la guerre.
Une influence française jugée en recul
Pour étayer sa critique, la chronique oppose la tournée de Macron à celle du général de Gaulle en Roumanie, en mai 1968. Elle présente le déplacement de l’ancien président comme porteur d’une ambition politique plus large, tandis qu’elle décrit celui de Macron comme centré sur l’énergie et la défense. Cette comparaison sert surtout le propos du chroniqueur : selon lui, les images des émeutes diffusées à l’étranger affaiblissent la capacité de la France à peser dans la région.
Le texte se termine sur une référence au concert de Céline Dion auquel Emmanuel Macron avait assisté en famille avant le week-end de violences. Le chroniqueur reprend le titre « Vole » et la chanson « Faut que je m’en aille » comme une image de l’absence présidentielle. Cette conclusion relève de la formule éditoriale et non d’un élément permettant, à elle seule, de mesurer l’action du chef de l’État.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : leJDD







