Le 15 octobre 2026, une troisième rencontre entre le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, et des organisations lycéennes s’est achevée sans accord annoncé. Les discussions portent notamment sur les heures de cours perdues, l’état des établissements, Parcoursup et les emplois du temps. À la veille des vacances de la Toussaint, les représentants lycéens envisageaient de poursuivre leur mobilisation, tandis que le ministre défendait les mesures déjà engagées.

Des revendications qui dépassent le manque de professeurs

Les problèmes de remplacement des enseignants figurent parmi les motifs de la contestation. Les lycéens mettent aussi en avant les conditions matérielles dans certains établissements et leurs inquiétudes sur l’orientation après le bac. Parcoursup, la plateforme nationale d’admission dans l’enseignement supérieur, fait partie des sujets soulevés.
À l’issue de la réunion en visioconférence, des représentants de l’Union syndicale lycéenne et de l’organisation Les Lycéens! ont estimé que leurs demandes n’avaient pas été suffisamment entendues. Ils ont annoncé vouloir s’adresser directement au premier ministre plutôt qu’au ministère de l’Éducation. Cette appréciation est celle des organisations lycéennes ; le ministre, lui, a mis en avant les réponses déjà apportées.
Remplacements : une annonce, des questions sur sa portée
Édouard Geffray a rappelé le déploiement annoncé de 3 000 enseignants remplaçants dans des lycées en difficulté. Il a aussi indiqué que le nombre d’établissements considérés comme étant en grande difficulté avait diminué. Ces chiffres rapportent le bilan présenté par le ministre lors de l’échange ; ils ne signifient pas que toutes les heures de cours perdues ont été récupérées.
La mesure avait déjà suscité des interrogations sur la possibilité de faire correspondre les matières enseignées par les remplaçants aux besoins des lycées. Dans un article publié le 14 octobre, Le Monde relevait que ces affectations ne garantissaient pas un remplacement dans la discipline du professeur absent. Le ministre a, de son côté, indiqué que des mesures concernant Parcoursup seraient communiquées avant la fin du mois d’octobre.
Une mobilisation prévue pendant les vacances
Le mouvement, parti d’un lycée de la région parisienne en septembre selon les informations rapportées par Le Temps, s’était étendu à plusieurs villes. Le 15 octobre, des organisations de jeunesse appelaient à rejoindre une mobilisation prévue le samedi 17 octobre. Il s’agissait alors d’un appel, et non d’un bilan de la participation.
Le calendrier officiel de l’Éducation nationale précise qu’en métropole les cours se terminaient le samedi 17 octobre et reprenaient le lundi 2 novembre. Pour les élèves qui n’ont pas classe le samedi, le départ en vacances avait lieu après les cours du vendredi. Le calendrier ministériel détaille aussi les dates propres aux territoires ultramarins, qui ne suivent pas tous les mêmes périodes.
Au-delà des annonces, l’enjeu immédiat pour les lycéens est concret : savoir si les réponses promises amélioreront les cours et les conditions d’étude à la reprise. À la date de la rencontre, les organisations lycéennes et le ministère restaient en désaccord sur la suite du dialogue.
Source : Le Temps : Enfants & Parentalité
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