La frontière entre la Pologne et la Biélorussie est devenue, selon Varsovie, un point de pression dans la stratégie de guerre hybride attribuée à Moscou et à Minsk. En 2021, près de 40 000 personnes ont tenté d’entrer clandestinement en Pologne, selon les chiffres du gouvernement polonais rapportés par Courrier international. Face à ces passages, la Pologne a érigé une barrière d’acier de plus de 190 kilomètres.

Des migrants pris dans une stratégie de pression

Dans un reportage pour le Washington Post, le journaliste Jim Geraghty a suivi une patrouille de l’armée polonaise le long de la frontière biélorusse. Le récit décrit des personnes venues notamment de Syrie, de Somalie, d’Iran, d’Afghanistan ou d’Inde. Nombre d’entre elles disposaient d’un visa russe, selon les éléments rapportés par Courrier international.
La publication présente leur acheminement vers la frontière comme une opération menée par la Russie et son alliée biélorusse pour pousser ces personnes vers l’Union européenne. Elle relie cette stratégie aux sanctions européennes contre les régimes russe et biélorusse. Il s’agit d’une lecture géopolitique de la crise, qui place les migrants au cœur d’un affrontement qui les dépasse. (courrierinternational.com)
Une pression sous le seuil de la guerre
Les États situés sur le flanc oriental de l’Otan qualifient cette tactique de « migration militarisée » : l’utilisation délibérée de flux migratoires pour exercer une pression sur un autre pays. L’objectif décrit est de mettre à l’épreuve les capacités d’accueil, d’alimenter les divisions dans l’opinion et de fragiliser les institutions.
Cette méthode s’inscrit dans ce que le reportage présente comme une guerre hybride : des actions hostiles qui restent sous le seuil susceptible de provoquer une riposte militaire. L’enjeu, dans cette analyse, est d’affaiblir les pays voisins sans confrontation directe avec l’Otan. (courrierinternational.com)
La réponse par les barrières
La Pologne a construit une clôture d’acier de plus de 190 kilomètres de long et d’environ 5 mètres de haut. La Finlande et les États baltes ont également renforcé leurs frontières avec la Biélorussie. Cette politique de barrières est désignée par les géographes sous le terme de « teichopolitique ».
Les autorités polonaises font état de quelques centaines de tentatives de passage seulement en 2026, selon le bilan évoqué dans la publication du 21 octobre. Ce chiffre est présenté comme le résultat de la politique de fermeture de la frontière, sans que les éléments fournis permettent d’en mesurer séparément l’effet. (courrierinternational.com)
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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