En 2025, 111 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, soit 4 % de plus qu’en 2024. Le bilan officiel souligne aussi les conséquences de ces violences pour les enfants : 106 mineurs sont devenus orphelins de père, de mère ou des deux parents. Derrière les chiffres, des dispositifs d’écoute et de protection existent pour les victimes et leur entourage.

Une hausse pour les femmes, mais pas pour l’ensemble des victimes

L’étude annuelle de la Délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur recense 136 morts violentes au sein du couple en 2025, contre 138 l’année précédente. Le total baisse donc légèrement, tandis que le nombre de femmes tuées passe de 107 à 111. Vingt-cinq hommes ont également été tués dans ce contexte.
Le rapport officiel dénombre par ailleurs 445 tentatives d’homicide au sein du couple en 2025. Ce chiffre diffère des 435 indiqué dans l’article initial de La Croix : les données publiées par le ministère retiennent 445.
Ces statistiques portent sur les faits recensés par la police et la gendarmerie. Elles permettent de suivre les homicides et tentatives connus des forces de l’ordre, mais ne décrivent pas à elles seules l’ensemble des violences qui peuvent exister dans un couple.
Les enfants aussi sont concernés
Le bilan ministériel relève que 106 enfants mineurs sont devenus orphelins à la suite de 51 affaires de morts violentes au sein du couple. Il indique aussi que des mineurs étaient présents à proximité des faits dans certaines affaires. Les enfants peuvent ainsi être victimes, témoins ou directement touchés par les conséquences d’un homicide, même lorsqu’ils ne sont pas eux-mêmes blessés.
Ce constat rappelle que la sécurité des enfants doit être prise en compte lorsqu’une famille est confrontée à des violences. Le site gouvernemental consacré à leur prévention conseille, lorsqu’un départ peut être préparé sans danger immédiat, d’identifier des personnes de confiance et d’informer les enfants de la conduite à tenir. Cette préparation doit s’adapter à la situation : en cas de danger immédiat, il faut contacter les secours.
Violences antérieures et séparation : des repères à ne pas banaliser
Selon l’étude, 37 % des femmes tuées avaient déjà subi des violences. Parmi elles, 61 % les avaient signalées aux forces de sécurité et 88 % de celles qui les avaient signalées avaient déposé plainte. Le rapport mentionne également des faits survenus après une dispute ou dans un contexte de séparation non acceptée.
Ces éléments statistiques ne permettent pas, à eux seuls, de prédire ce qui va se produire dans une situation particulière. Ils montrent toutefois que les violences déjà subies méritent d’être prises au sérieux et que demander de l’aide peut être une étape importante. Une personne de l’entourage peut aussi contacter les services d’écoute pour être orientée.
À qui s’adresser en cas de violences ?
- En cas de danger immédiat : appeler le 17 ou le 112. Si parler à voix haute est impossible, un SMS peut être envoyé au 114.
- Pour être écoutée et orientée : le 3919 est un numéro national gratuit et anonyme, également destiné à l’entourage des victimes. Il ne remplace pas les numéros d’urgence.
- Si appeler est difficile : un tchat du 3919 est accessible du lundi au vendredi, de 13 h à 20 h, selon Service-Public.fr.
Le ministère rappelle que la protection peut concerner une personne mariée, pacsée, en concubinage ou séparée, qu’elle ait des enfants avec son partenaire ou non. Les proches peuvent écouter sans juger et aider à joindre un service spécialisé, sans décider à la place de la victime.
Source principale : La Croix.com – Les derniers articles : Couple (www.la-croix.com)
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Auteur : La Croix (avec AFP)







