Une décision concernant les accusations visant la CCAT
L’information judiciaire portait sur le rôle présumé de ces militants dans les violences survenues en Nouvelle-Calédonie, notamment à Nouméa et dans son agglomération. Les chefs examinés incluaient, selon franceinfo, la complicité de tentatives de meurtre, l’association de malfaiteurs et la participation à un groupement préparant des violences ou des dégradations.
Dans leur ordonnance, les magistrats ont estimé que le dossier ne comportait pas de charges suffisantes contre les 14 personnes. Le non-lieu met donc fin, à ce stade, aux poursuites engagées contre elles dans cette procédure ; il ne désigne pas pour autant d’autres responsables des violences.
Christian Tein, figure indépendantiste kanak et dirigeant de la CCAT, avait été détenu en métropole avant de rentrer en Nouvelle-Calédonie en décembre 2025, selon l’article source. Ses avocats ont salué la décision. Le parquet, de son côté, a annoncé son appel le 5 juin 2026.
Le contexte des violences de 2024
Les troubles avaient éclaté en mai 2024, dans un climat de contestation d’une réforme du corps électoral provincial. Le bilan officiel fait état de 14 morts et de centaines de blessés ; le Sénat rapporte 975 personnes blessées. Les dégâts matériels avaient été évalués à au moins 2,2 milliards d’euros dans les éléments transmis par franceinfo. (senat.fr)
Cette procédure avait d’abord été ouverte à Nouméa, puis transférée à Paris en janvier 2025. La Cour de cassation avait alors justifié le dépaysement par les circonstances locales et l’exécution hors du territoire de certaines mes de sûreté, selon les éléments rapportés par franceinfo.
Ce que l’on sait de la suite
L’appel du parquet signifie que la décision peut encore être examinée par la juridiction compétente. Les sources consultées confirment l’annonce de cet appel, mais ne permettent pas d’établir qu’une décision sur celui-ci ait été rendue depuis. Le non-lieu ne clôt donc pas nécessairement le volet judiciaire visant les militants de la CCAT.
Pour les habitants de l’archipel, la décision concerne les poursuites contre ces 14 personnes ; elle ne tranche pas, à elle seule, l’ensemble des enquêtes liées aux violences de 2024 ni les questions politiques autour de la réforme contestée.
Source : franceinfo- Statut de la Nouvelle-Calédonie
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