Les taxis autonomes peuvent déjà transporter des passagers aux États-Unis et en Chine, sans conducteur au volant. Après avoir testé ces véhicules, le spécialiste des nouvelles technologies Jean-Baptiste Nicolet décrit une conduite où la voiture analyse son environnement et prend ses décisions en temps réel. En Europe, un service est désormais accessible à Zagreb, en Croatie, mais avec un opérateur à bord.

Une course commandée depuis une application

Jean-Baptiste Nicolet a expérimenté des voitures autonomes lors de déplacements aux États-Unis et en Chine. Il a notamment emprunté un véhicule Waymo. Des services comparables existent avec Zoox, entreprise liée à Amazon, ainsi qu’avec Pony.ai.
Le principe de réservation est proche de celui d’un VTC : le passager commande son trajet sur son téléphone et peut, selon le chroniqueur, choisir certains paramètres à bord, comme la température ou la musique. La voiture assure ensuite les manœuvres de conduite : accélérer, freiner, s’arrêter ou laisser traverser les piétons. Nicolet raconte que le mouvement du volant, alors qu’aucun conducteur ne le manœuvre, rend l’expérience déconcertante.
Le coût constitue toutefois un frein : selon le spécialiste, une course autonome revient plus cher qu’un trajet effectué par un VTC avec chauffeur.
Des capteurs pour interpréter la route
Caméras, radars et lidars recueillent des informations sur l’environnement du véhicule. Ces équipements permettent au système de conduite d’en suivre les évolutions, explique Nicolet. Le véhicule doit ensuite réagir aux situations rencontrées, et pas seulement suivre un itinéraire prédéfini.
Lors d’un essai en Chine dans une voiture Xpeng, le chroniqueur a décrit une scène où un véhicule stationné en double file gênait la circulation, tandis qu’une autre voiture arrivait en sens inverse. La voiture autonome s’est arrêtée, s’est décalée pour laisser passer le véhicule, puis a repris sa route. Selon Nicolet, elle a pris ces décisions sur le moment.
Un déploiement européen encore encadré
À Zagreb, un service de taxis autonomes a commencé à fonctionner en avril 2026. La réservation via l’application Uber y a été lancée le 19 août. Au démarrage, un opérateur reste à bord pour surveiller le trajet et intervenir si nécessaire ; les entreprises prévoient une évolution vers des courses entièrement sans conducteur. (investor.uber.com)
En France, le cadre réglementaire prévoit le déploiement de véhicules et de services automatisés, mais leur mise en circulation reste soumise à des exigences de sécurité et d’autorisation. La responsabilité en cas d’accident demeure l’un des enjeux soulevés par Nicolet : il faut notamment déterminer si la faute incombe au système de conduite ou à un autre usager. La place des chauffeurs VTC, susceptibles d’être concernés par ces évolutions, est également prise en compte par les législateurs, selon le chroniqueur. (ecologie.gouv.fr)
Source : TF1 INFO – L'info pour tous et pour chacun (www.tf1info.fr)
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