La mission japonaise MMX a décollé le lundi 19 octobre depuis Tanegashima, au Japon, avec à son bord le rover franco-allemand Idefix et le spectromètre français MIRS. Son objectif : explorer Phobos, l’une des lunes de Mars, et rapporter sur Terre des échantillons susceptibles d’éclairer l’origine de ces satellites et l’histoire du Système solaire.

Un départ vers Phobos
La fusée H3 a quitté le centre spatial de Tanegashima à 21 h 41, heure française. La sonde s’est ensuite séparée du lanceur et a entamé son voyage vers Mars, selon les informations communiquées par les agences spatiales japonaise et allemande. Au Japon, le décollage a eu lieu mardi 20 octobre à 4 h 41, heure locale. (dlr.de)
Conduite par l’agence japonaise Jaxa, la mission Martian Moons eXploration (MMX) associe plusieurs partenaires, dont le Cnes, la Nasa, l’Agence spatiale européenne et le Centre aérospatial allemand (DLR). Elle doit rejoindre la région de Mars en août 2027, puis étudier Phobos pendant plusieurs années. La Jaxa prévoit de prélever au moins 10 grammes de matière à la surface de cette lune avant le retour de la mission vers la Terre, visé en 2031. (mmx.jaxa.jp)
Idefix et MIRS, les contributions françaises
Le rover Idefix, conçu par le Cnes et le DLR, doit être le premier engin à parcourir Phobos. Ses observations de terrain contribueront à caractériser la surface et à préparer les opérations de la sonde, notamment le choix d’un site de prélèvement. Son déploiement est prévu autour de 2028 ou 2029, selon le DLR. (dlr.de)
Autre contribution française, MIRS est un spectromètre infrarouge développé sous la responsabilité du Cnes avec l’Observatoire de Paris-PSL. Il doit analyser la composition de la surface et aider les scientifiques à repérer des zones intéressantes pour les prélèvements. La mission observera aussi Deimos, la seconde lune de Mars, sans s’y poser. (cnes.fr)
Comprendre l’origine des lunes martiennes
Les échantillons de Phobos doivent permettre d’étudier la formation de cette lune et de Deimos. La Jaxa espère que les données recueillies aideront également à mieux comprendre l’évolution de Mars et du Système solaire. L’origine des deux satellites reste une question scientifique ouverte : ils pourraient être liés à des astéroïdes capturés par Mars ou à des débris issus d’impacts sur la planète, indique le Cnes. (cnes.fr)
La mission doit aussi tester des technologies utiles à de futures explorations de la région martienne. L’étude de Phobos comme possible point d’appui pour des missions vers Mars fait partie des pistes examinées par la Jaxa, sans que MMX constitue en elle-même une mission habitée.
Source : Espace : info, vidéos, reportages et analyses – France 24 (www.france24.com)
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Auteur : FRANCE 24







