Le 19 octobre 2026, les ministres de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de la Cédéao se sont engagés à travailler à un accord-cadre de coopération. Pour les voyageurs et transporteurs maliens qui circulent entre Bamako et Abidjan, la simplification des passages frontaliers reste une attente concrète : ils dénoncent les contrôles répétés et les paiements réclamés en route.

Des contrôles qui compliquent les trajets
Sur l’axe Bamako-Abidjan, les difficultés ne se limitent pas à l’état dégradé de la route et aux enjeux de sécurité. Un responsable d’une compagnie de transport basée à Bamako, qui a demandé à rester anonyme, décrit des arrêts successifs aux postes-frontières. Les passagers doivent parfois descendre du véhicule et s’expliquer auprès de différents services, notamment les douanes, la police ou la gendarmerie.
Ce responsable estime que la multiplication des contrôles et des frais de passage alourdit les déplacements. Il appelle à réduire le nombre de postes, sans que le détail des sommes réclamées à ces différents arrêts soit précisé dans son témoignage.
Des frais contestés par les voyageurs
Ibrahim, artisan malien qui effectue régulièrement le trajet entre Bamako et Abidjan, plaide pour la suppression des paiements aux frontières. Selon son récit, il doit verser entre 2 000 et 3 000 francs CFA à plusieurs postes une fois arrivé en Côte d’Ivoire, malgré la possession de ses documents de voyage.
Les protocoles de la Cédéao et de l’UEMOA prévoient que les passagers et les transporteurs n’ont pas à payer de frais aux postes de contrôle, en dehors des taxes officielles — comme les péages ou le pesage routier — et des droits de douane. Les paiements décrits par les voyageurs sont donc à distinguer de ces prélèvements officiels.
Un accord-cadre encore à construire
La libre circulation entre le Mali et la Côte d’Ivoire est au cœur des attentes exprimées par les personnes qui empruntent cet itinéraire. Les ministres de l’AES et de la Cédéao se sont engagés à avancer vers un accord-cadre destiné à établir une coopération présentée comme équilibrée, réaliste et attentive aux intérêts des populations.
La source ne précise ni le calendrier de négociation ni les mesures qui pourraient être retenues. À ce stade, l’engagement porte sur la construction d’un cadre de coopération ; il ne signifie pas que les contrôles ou les frais signalés par les voyageurs ont déjà été supprimés.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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