Margaret Hamilton, qui a dirigé au MIT l’équipe chargée du logiciel du programme Apollo, est morte le 30 septembre 2026 à l’âge de 90 ans. L’annonce a été faite le 7 octobre par l’institut américain, où elle a travaillé près de vingt ans. Son travail l’a inscrite parmi les figures marquantes de la conquête de la Lune. (news.mit.edu)

Des mathématiques au programme Apollo
Née en 1936 dans l’Indiana, Margaret Hamilton a étudié les mathématiques avant de rejoindre le département de météorologie du MIT. Elle a ensuite travaillé sur un système américain de défense aérienne.
En 1965, elle a postulé à l’Instrumentation Laboratory du MIT, qui cherchait des spécialistes pour concevoir le programme informatique destiné aux missions lunaires. Elle est devenue la première femme programmeuse du projet Apollo au sein de l’institut.
En 1968, Hamilton dirigeait l’équipe chargée de mettre au point le logiciel du programme lunaire. Cette responsabilité l’a placée au cœur du développement informatique des missions Apollo, qui ont permis aux États-Unis d’envoyer des astronautes sur la Lune dans les années 1960 et 1970.
Un moment resté gravé
Dans une interview accordée en 2017 au Computer History Museum, en Californie, Hamilton a raconté avoir vécu le premier pas sur la Lune, le 20 juillet 1969, comme un « flash » : elle disait avoir alors repensé à tout le parcours du programme et à la réussite de l’équipe.
Le patron de la NASA, Jared Isaacman, lui a rendu hommage sur le réseau social X. Il a salué une pionnière dont le travail avait contribué à rendre possibles Apollo et les premiers voyages humains vers la Lune.
Une carrière poursuivie dans l’informatique
Après avoir quitté le MIT en 1976, Hamilton a fondé sa propre entreprise d’informatique. Elle est également devenue une figure emblématique des femmes scientifiques. Une photographie la montrant souriante, debout à côté d’une haute pile de code informatique, a contribué à faire connaître son travail au grand public.
Source : Sciences et Avenir en temps réel : Exploration (www.sciencesetavenir.fr)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : Sciences et Avenir avec AFP







