Au CHU de Nantes, deux décès de nouveau-nés ont été reconnus comme imputables à des infections survenues dans les unités de réanimation et de soins intensifs de néonatologie. Les épisodes infectieux sont signalés depuis 2022. Dans une mise à jour publiée le 15 octobre 2026, l’établissement précise que les épisodes les plus graves sont maîtrisés, mais qu’une épidémie de SARM reste en cours sous surveillance renforcée.

Deux décès et deux cas de méningite
Les infections ont touché des nouveau-nés hospitalisés dans les services de néonatologie du CHU de Nantes, en Loire-Atlantique, dans les Pays de la Loire. Le CHU confirme deux décès imputables à une infection et indique que deux enfants ont développé une méningite. Selon l’établissement, ces enfants vont mieux et bénéficient d’un suivi médical régulier.
Les décès ont été enregistrés depuis l’été 2025, selon les informations relayées lors des premières publications. Le CHU situe toutefois les épisodes infectieux dans une période plus large, commencée en 2022. Il n’a pas détaillé publiquement le nombre total d’enfants concernés par les différentes infections.
Le SARM reste sous surveillance
Le seul épisode épidémique encore en cours concerne le SARM, un staphylocoque doré résistant à certains antibiotiques. Le CHU indique qu’il fait l’objet d’une surveillance renforcée et qu’aucun décès ne lui est directement imputable à ce jour. L’établissement précise que les autres épisodes ayant entraîné les conséquences les plus graves sont maîtrisés.
Dans son communiqué publié le 7 octobre et actualisé le 15 octobre, le CHU détaille plusieurs mesures de prévention : dépistages réguliers des nouveau-nés, audits et formations des équipes, renforcement du bionettoyage et adaptation de l’organisation des soins. Il indique également que des actions de sensibilisation sont menées auprès des parents.
Un audit et une expertise externe
Le Centre d’appui pour la prévention des infections associées aux soins des Pays de la Loire (CPias) a observé les pratiques dans les unités en janvier 2026. Le CHU affirme que ces observations ont conduit à des mesures complémentaires. De son côté, Presse Océan a rapporté que l’audit relevait la persistance de pratiques non conformes ; le communiqué du CHU ne détaille pas ces constats.
Une mission d’expertise externe, mandatée en juin 2026, doit évaluer les pratiques et analyser les facteurs qui pourraient contribuer à la transmission des bactéries. Ses conclusions sont attendues prochainement par l’établissement, qui indique qu’elles guideront la suite de son plan d’action.
Ce que l’on sait, et ce qui reste à éclaircir
Les unités concernées prennent en charge près de 850 nouveau-nés par an, selon le CHU. À ce stade, l’établissement n’a pas rendu public le bilan complet des infections ni les résultats de l’expertise externe. La cause précise de chaque épisode et les recommandations qui en découleront restent donc à établir. Le CHU n’a pas annoncé de fermeture des unités dans les informations publiées.
Source : 20Minutes – Actu Nantes
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